Evaluation du programme conjoint Millenium Villages

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Evaluation Plan:
2014-2018, Congo Brazzaville
Evaluation Type:
Final Project
Planned End Date:
07/2017
Completion Date:
12/2017
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
20,000

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Title Evaluation du programme conjoint Millenium Villages
Atlas Project Number: 00040729
Evaluation Plan: 2014-2018, Congo Brazzaville
Evaluation Type: Final Project
Status: Completed
Completion Date: 12/2017
Planned End Date: 07/2017
Management Response: Yes
Focus Area:
  • 1. Poverty and MDG
  • 2. Others
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2014-2017)
  • 1. Output 3.2. Functions, financing and capacity of sub-national level institutions enabled to deliver improved basic services and respond to priorities voiced by the public
Evaluation Budget(US $): 20,000
Source of Funding: PNUD
Evaluation Expenditure(US $): 11,500
Joint Programme: No
Mandatory Evaluation: No
Joint Evaluation: No
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
Joseph MBOUNGOU – MBILA Consultant associé jos.mboungou@gmail.com
Jean Christophe Boungou BAZIKA Consultant principal
GEF Evaluation: No
Key Stakeholders: Agences des Nations Unies, gouvernement
Countries: CONGO BRAZZAVILLE
Lessons
1.

Des infrastructures sociales de base ont bien été mises en place grâce au projet (plateforme multifonctionnelle, Centre de Santé Intégré construit et électrifié à l’énergie solaire, forages hydrauliques avec réseaux de distribution installés dans chacun des villages, une école élémentaire de trois classes et son bloc administratif construits à Etoro et l’école primaire d’Obaba réhabilitée). Des investissements complémentaires dans le domaine de l’assainissement ont également été réalisés dans les villages et à l’intérieur des nouvelles infrastructures de santé et d’éducation. Cette immobilisation de capital physique contribue effectivement, dans les localités du projet, à améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base correspondants, et constitue autant de pas en direction des objectifs du Millénaire pour le Développement.

La mise en place du projet Villages du Millénaire a souffert d’un manque de visibilité stratégique et opérationnelle, qui s’est reflété dans une planification et une programmation budgétaire très pauvres. Les ouvrages installés ont été insuffisamment planifiés à travers des études de faisabilité et d’opportunité partagées avec toutes les parties prenantes, y compris la partie nationale représentée par ses services déconcentrés dans les secteurs d’activité concernés. Cette situation a valu aux infrastructures, dans l’éducation et dans l’hydraulique notamment, de connaitre des insuffisances techniques, et de dimensionnement, qui auraient pu être évitées ou corrigées à temps s’il y avait eu une véritable gestion prévisionnelle portée par la communauté des parties prenantes.


2.

Le volet Micro-finance n’est pas en place. Les Centres polyvalents qui devraient être des vecteurs d’activité culturelle et juridique et d’IEC en faveur du genre et de la lutte contre le VIH, n’existent pas, pas plus que les magasins de stockage qui devraient se positionner en soutien à la production. Aussi, la prévention et la lutte contre le SIDA ont été très peu investies malgré l’implication du projet Genre et VIH/SIDA dans la mise en œuvre des Villages du Millénaire dans les Plateaux. Les activités génératrices de revenus, ont été des échecs successifs, pour des raisons de méthode expliquées plus-haut. Le genre a été impacté à travers la nature même des infrastructures qui ont presque toutes une forte valeur ajoutée féminine : les plateformes techniques et l’adduction d’eau réduisant la pénibilité sur les activités correspondantes très féminisées en milieu rural, pendant que les CSI améliorent les conditions de la maternité et la santé de la femme et de l’enfant. L’investissement dans l’éducation a aussi une incidence genre remarquée, car le surcroît de confort créé dans l’offre scolaire locale profite en termes économiques marginaux plus à la petite fille qui est aussi celle qui sort du système lorsque les conditions d’offre sont dégradées.


3.

Les services des directions déconcentrées (plan, eau, électricité, agriculture, santé, éducation, etc.) ont peu contribué à la mise en œuvre des activités du projet. Cette faible/absence de contribution peut s’expliquer par les difficultés de fonctionnement de ces services (faiblesses des ressources humaines, insuffisance des équipements, etc.). Dans ces conditions, la contribution de ces services dans le suivi des activités, le règlement des problèmes techniques qui se sont posés a été nulle. Il importe de réfléchir dès la conception du projet de la meilleure manière d’impliquer les services techniques des directions départementales. Il est possible de prévoir une ligne budgétaire dans le projet en mesure de prendre en charge les interventions de ces services techniques afin de suppléer à leurs défaillances organisationnelles et de faciliter l’appropriation nationale.


4.

La mise en œuvre du projet a souffert des confusions institutionnelles. Tant que les organes communautaires de gestion sont restés dans le giron des chefs de village et des notables traditionnels, ils ont manqué de souffle participatif pour impulser les dynamiques qui en sont attendues. L’absence d’une réelle implication des autorités locales et des services techniques déconcentrés dans l’amont des interventions a également constitué un handicap pour le projet ; ils auraient pu aider à améliorer les arbitrages stratégiques et techniques sur les infrastructures et les activités génératrices de revenus, dans le sens de créer plus d’adéquation entre les solutions et les besoins. Enfin, l’approche filet social et cash transfert impliquant une rémunération systématique des bénéficiaires sur leurs propres activités a été un facteur d’échec des AGR, en déresponsabilisant les producteurs quand l’activité était en vigueur et en les démotivant quand elle était abolie.


5.

Malgré tout, les villages du millénaire ont créé de la valeur ajoutée en direction des Objectifs du Millénaire pour le Développement. L’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau potable, est un acquis significatif, dans une aire géographique assez localisée il est vrai et sur un nombre de cibles encore relativement limité. La contribution du projet à l’effet UNDAF correspondant est réelle dans ces proportions, encore en perspective s’agissant de l’effet CPAP sur les capacités de développement, et pourrait avoir valeur de pilote pour la stratégie gouvernementale d’aménagement de l’espace rural.


Findings
Recommendations
1

Les activités génératrices de revenus des CGDC et des COSA démarrées dans le cadre de la stratégie de retrait sont encore à la recherche de rentabilité financière. Des accompagnements en management et marketing de ces petites entreprises devraient se poursuivre pour établir la viabilité économique de ces AGR et encourager les CGDC et les COSA à reprendre leurs activités d’IEC. Le programme de sensibilisation par les COSA devrait être bien planifié par rapport à la gestion des AGR pour qu’elles puissent remplir leurs missions dans le domaine de la santé.

2

La communauté devrait persévérer dans le développement de partenariat, une activité prioritaire pour relayer les appuis du projet dans les domaines où les capacités des structures locales sont encore faibles. La concrétisation de partenariats est une priorité pour soutenir la dynamique des CGDC et des services déconcentrés. Dans le domaine agricole en particulier, le développement du partenariat privé est à renforcer pour appuyer les filières à vocation de marché vu que le potentiel de production est disponible.

3

L’implication des services techniques déconcentrés (STD) dans les interventions du projet devrait être favorisée à toutes les étapes (ex : élaboration des TDR, planification et suivi, etc.) pour mieux pérenniser les acquis. Les diverses formes d’engagement des ministères sectoriels sont à encourager pour préparer l’après – projet. Ainsi, à titre d’exemple d’engagement, l’ancrage institutionnel des groupements de producteurs au sein d’un démembrement du secteur agricole, à créer au niveau des communes devrait être envisagé pour assurer la formation des groupements et le suivi des activités. Les futurs projets similaires auront à prévoir des systèmes de motivation des membres du groupement et du personnel des STD impliqué dans leur encadrement et suivi.

4

Une réflexion devrait être menée pour mieux impliquer les services techniques déconcentrés dans le suivi des activités du projet et dans le règlement des problèmes techniques qui peuvent surgir. Cette approche pourrait également favoriser l’appropriation nationale.

5

Le PNUD devra susciter des actions communes avec les autres agences dans le domaine du développement local (Education, santé, agriculture, etc)

1. Recommendation:

Les activités génératrices de revenus des CGDC et des COSA démarrées dans le cadre de la stratégie de retrait sont encore à la recherche de rentabilité financière. Des accompagnements en management et marketing de ces petites entreprises devraient se poursuivre pour établir la viabilité économique de ces AGR et encourager les CGDC et les COSA à reprendre leurs activités d’IEC. Le programme de sensibilisation par les COSA devrait être bien planifié par rapport à la gestion des AGR pour qu’elles puissent remplir leurs missions dans le domaine de la santé.

Management Response: [Added: 2017/12/26]

Le bureau de pays prend note de cette recommandation. Pour répondre à cette suggestion, le bureau va se rapprocher de l’UNICEF pour de la suggestion formulée par l’évaluation et trouver un moyen de les coupler.

Key Actions:

2. Recommendation:

La communauté devrait persévérer dans le développement de partenariat, une activité prioritaire pour relayer les appuis du projet dans les domaines où les capacités des structures locales sont encore faibles. La concrétisation de partenariats est une priorité pour soutenir la dynamique des CGDC et des services déconcentrés. Dans le domaine agricole en particulier, le développement du partenariat privé est à renforcer pour appuyer les filières à vocation de marché vu que le potentiel de production est disponible.

Management Response: [Added: 2017/12/26]

Le Bureau de pays prend note de la recommandation et compte ne ménager aucun effort dans l’accompagnement des communautés pouvant aboutir à la diversification des partenariats au bénéfice ces communautés.

Key Actions:

3. Recommendation:

L’implication des services techniques déconcentrés (STD) dans les interventions du projet devrait être favorisée à toutes les étapes (ex : élaboration des TDR, planification et suivi, etc.) pour mieux pérenniser les acquis. Les diverses formes d’engagement des ministères sectoriels sont à encourager pour préparer l’après – projet. Ainsi, à titre d’exemple d’engagement, l’ancrage institutionnel des groupements de producteurs au sein d’un démembrement du secteur agricole, à créer au niveau des communes devrait être envisagé pour assurer la formation des groupements et le suivi des activités. Les futurs projets similaires auront à prévoir des systèmes de motivation des membres du groupement et du personnel des STD impliqué dans leur encadrement et suivi.

Management Response: [Added: 2017/12/26]

Le Bureau de pays prend note de la recommandation. Néanmoins, il faudrait souligner qu’il a toujours associé les parties prenantes dans les grandes décisions. En effet, le souci d’encourager l’appropriation nationale est une constante dans la mise en œuvre des programmes/projets au bénéfice de la partie nationale. Concernant la gestion de projet, les représentants des partenaires de réalisation devant signer les PTA sont étroitement impliqués à la formulation du projet, à sa mise en œuvre et au suivi et évaluation des produits qui en découleront. Ce compagnonnage programmatique est une des clés de la réussite d’un projet. De plus, le bureau a opté pour la modalité d’exécution nationale (NIM) couplée avec l’approche harmonisée de remise d’espèce (HACT) qui permettent de renforcer la responsabilisation fiduciaire de la partie nationale. Pour ce qui est des systèmes de motivation, le Bureau pays ne s’aurait s’engager dans cette démarche.

Key Actions:

4. Recommendation:

Une réflexion devrait être menée pour mieux impliquer les services techniques déconcentrés dans le suivi des activités du projet et dans le règlement des problèmes techniques qui peuvent surgir. Cette approche pourrait également favoriser l’appropriation nationale.

Management Response: [Added: 2017/12/26]

Le Bureau de pays prend note de cette recommandation. Cependant, le Bureau de pays voudrait souligner qu’il a toujours inclut dès la conception de projet les aspects de gestion impliquant tous les intervenants possible. Toutefois, il va renforcer ses consultations aux niveaux déconcentrés (la base).

Key Actions:

5. Recommendation:

Le PNUD devra susciter des actions communes avec les autres agences dans le domaine du développement local (Education, santé, agriculture, etc)

Management Response: [Added: 2017/12/26]

Le bureau de pays prend note de cette recommandation. Il est en discussion avec le Ministère de l’Aménagement du Territoire sur  l’accord portant sur les mécanismes de sortie. Cette question de gestion des équipements en fait partie.

Key Actions:

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