External final evaluation of project: Strengthening Women Access to Justice (SWAJ)

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Evaluation Plan:
2013-2019, Congo DRC
Evaluation Type:
Final Project
Planned End Date:
12/2014
Completion Date:
12/2014
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
70,000

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Title External final evaluation of project: Strengthening Women Access to Justice (SWAJ)
Atlas Project Number: 72468
Evaluation Plan: 2013-2019, Congo DRC
Evaluation Type: Final Project
Status: Completed
Completion Date: 12/2014
Planned End Date: 12/2014
Management Response: Yes
Focus Area:
  • 1. Others
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2014-2017)
  • 1. Output 4.2. Measures in place and implemented across sectors to prevent and respond to Sexual and Gender Based Violence (SGBV)
Evaluation Budget(US $): 70,000
Source of Funding: swaj
Evaluation Expenditure(US $): 40,000
Joint Programme: No
Joint Evaluation: No
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
GEF Evaluation: No
Key Stakeholders: SWEDEN, UNDP
Countries: CONGO DRC
Lessons
1.
  1. Le projet a montré, à une échelle limitée il est vrai, qu’il est possible de faire bouger les lignes en matière de gestion de la problématique des violences basées sur le genre

A certains égards, les stratégies d’appui du SWAJ ont réellement contribué à changer les choses dans le secteur, comme le montrent les résultats obtenus dans le plaidoyer de niveau communautaire sur les VBG et surtout, conséquence de cette approche, les milliers de cas détectés et canalisés vers le système judicaire. Des changements probants ont également été générés dans les appareils sécuritaires locaux, où des apports infrastructurels importants, mais aussi la formation de plusieurs dizaines d’officiers de police judiciaire, ont permis de révolutionner les conditions matérielles et psychologiques d’écoute des victimes de VBG et d’instruction de leurs dossiers. Résultat de cet engagement, la durée des enquêtes policières a été ramenée de 9 à 7 jours, même si des délais indus sur la garde à vue demeurent, celle-ci excédant les 48h de durée légale dans 60% des occurrences.

2. Le Projet a montré aussi, à contrario, qu’une approche holistique est indispensable pour obtenir des résultats soutenables

Pour ancrer et pérenniser les changements obtenus, il est nécessaire de mettre en avant, sur les violences basées sur le genre, une approche réellement holistique, qui touche avec une égale densité les différents maillons de la chaîne : les communautés, les forces de sécurité, la magistrature, l’environnement pénitentiaire. Les résultats du SWAJ sont fragilisés par le fait, pour le projet, de n’avoir pas pu toucher les deux derniers segments. Des enquêtes bien menées au niveau des unités de police ne recevaient pas toujours les mêmes diligences à l’intérieur du segment judiciaire, où les victimes trouvaient des conditions d’audition généralement très éprouvantes (absence presque totale de confidentialité). Le contexte sécuritaire dégradé a enfin ponctué la séquence temporelle dans laquelle était inscrit le projet de séries d’évasions qui rendaient leur liberté a des sujets détenus pour des faits de violence basée sur le genre. 

3. Le Projet a montré qu’en matière de services de gestion des violences basées sur le genre, dans le contexte congolais, il y a une plus grande réactivité du côté de la demande que de celle de l’offre.

Compte non tenu du monitoring qui était une dimension transversale de pilotage, les stratégies substantielles déployées par le projet étaient de deux sortes, l’une dédiée à susciter la demande, et l’autre consacrée à conforter la capacité d’offre. Dans un cas, le projet sensibilisait, formait aux VBG et aidait à détecter des cas convoyés ensuite vers le système judiciaire ; dans l’autre, il aidait les structures de police et justice à articuler leur offre de services sur les VBG. Les faibles performances d’exécution du projet sont essentiellement le fait de ce dernier volet, où les entités nationales de contrepartie se sont révélées peu alertes dans les diligences de leur ressort en tant que partenaires institutionnels. Comme indiqué dans les contraintes, les raisons de cette situation sont à rechercher dans la faiblesse structurelle de leurs capacités stratégiques, et dans des effets d’aubaine comme en suscite toute intervention de type projet.

4. Le projet a montré que l’approche genre pouvait emprunter des voies indirectes et s’y épanouir

Sur près 8 000 personnes touchées par la sensibilisation et la formation, seulement 40% étaient de sexe féminin. Aussi, sur plus de 2000 personnes venues par la suite vers les cliniques pour demander des compléments d’information sur la gestion des violences basées sur le genre, seulement 46% étaient des femmes. Ces deux statistiques sont quantitativement, au premier degré, en défaveur des femmes, dans un projet à portée éminemment genre. Toutefois, au second degré et sur le plan qualitatif, cette lacune se transforme en atout genre, car la population masculine sur laquelle les meilleurs chiffres sont obtenus est aussi celle à laquelle appartiennent les auteurs potentiels de violences basées sur le genre.


Findings
Recommendations
1 Améliorer l'écriture du cadre logique, à travers une matrice de résultats et de ressources qui dégage un cap et permet un suivi véritable
2 Dans la mesure du possible, renforcer le volet infrastructurel, tout en continuant d'accompagner le processus de développement institutionnel qui garantissent une bonne utilisation de ce patrimoine physique
3 Développer une approche réellement holistique, sur l?ensemble de la chaîne des intervenants dans la gestion des violences basées sur le genre
1. Recommendation: Améliorer l'écriture du cadre logique, à travers une matrice de résultats et de ressources qui dégage un cap et permet un suivi véritable
Management Response: [Added: 2014/12/21] [Last Updated: 2014/12/22]

Recommandation rejetée parcequ'après avoir constaté cette faiblesse lors d'une évaluation interne, l'Unité S&E du PNUD a réécrit le cadre logique en 2013 dans les standards requis, permettant un meilleur suivi du projet les deux dernières années de mise en oeuvre.

Key Actions:

2. Recommendation: Dans la mesure du possible, renforcer le volet infrastructurel, tout en continuant d'accompagner le processus de développement institutionnel qui garantissent une bonne utilisation de ce patrimoine physique
Management Response: [Added: 2014/12/21] [Last Updated: 2014/12/22]

Recommandation acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Dans le PTA du projet MAECD, qui assure la continuité des acquis du projet accès à la justice, allouer le plus de ressources possibles à l'amélioration des infrastructures de la chaine pénale intervenant dans la répression de violences sexuelles
[Added: 2014/12/22] [Last Updated: 2019/01/31]
Equipe du projet 2018/12 Completed Cette dimension a été prise en compte dans le nouveau projet de lutte contre les violences basées sur le Genre (GBV) History
3. Recommendation: Développer une approche réellement holistique, sur l?ensemble de la chaîne des intervenants dans la gestion des violences basées sur le genre
Management Response: [Added: 2014/12/22]

Recommandation acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Assurer la prise en compte effective du maillon pénitentiaire dans la logique des interventions d'appui à la lutte contre l'impunité
[Added: 2014/12/22] [Last Updated: 2018/08/09]
Conseillère au programme 2018/05 Completed L'élaboration de tout document de programme visant la protection des victimes et la lutte contre l'impunité prendra History
Développement d'un système de référencement et contre-référencement effectivement fonctionnel établissant une chaine cohérente entre les cliniques juridiques installées au sein des communautés, la police nationale et les institutions judiciaires, et pénitentiaires
[Added: 2014/12/22] [Last Updated: 2019/01/31]
Equipe du projet 2018/12 Completed Cette activité a été déjà intégrée dans le le nouveau projet de lutte contre les violences basées sur le Genre (GBV) History

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