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Appui aux producteurs agricoles (2B)
Commissioning Unit: Congo DRC
Evaluation Plan: 2004-2005
Evaluation Type: Project
Completion Date: 11/2004
Unit Responsible for providing Management Response: Congo DRC
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1. Recommendation: LECONS/RECOMMANDATIONS 1) Repli identitaire et solidarité dynamique Sous l?effet de la crise, nombre de communautés, tant au niveau de villages que de clans, ont tendance à se replier sur elles mêmes. Ce comportement touche également les familles et les individus. Cet individualisme de survie s?accompagne néanmoins du maintien des solidarités défensives traditionnelles Ce repli individualiste s?accompagne paradoxalement de l?émergence de solidarités dynamiques qui relèvent le défi de la crise. Cette émergence doit être appréhendée à sa juste valeur : a) cette solidarité ne revêt un caractère dynamique que pour une minorité des populations villageoises ou urbaines, pour ceux/celles qui sont organisées en associations ou OP ; b) cette solidarité est constitutive de capital social et porteuse de développement local ; c) nombre d?OP sont créées par « opportunisme » c?est à dire afin de pouvoir bénéficier des services fournis par les ONG et les projets de développement, mais chemin faisant elles peuvent devenir très dynamiques et performantes ; d) nombre d?associations sont au départ constituées sur une base clanique mais assez vite elles s?ouvrent aux différents groupes de population ; e) ce mouvement associatif trouve son prolongement au niveau du village dans le cadre des Comités villageois de Développement (CVD) qui sont une symbiose de formes traditionnelles (coutumières) et modernes du pouvoir villageois (participation des jeunes lettrés du village) f) le projet 2B a eu un impact de renforcement de ce mouvement associatif sous le triple effet d?actions de formation, de financement de micro-crédits et de réhabilitation. Mais ces trois volets n?ont pas été suffisamment articulés pour maximiser cet impact. Il a manqué un cadre spatial de gouvernance et de développement local. 2) Attente considérable des paysans Les actions menées par le projet répondent à des besoins considérés comme prioritaires par les paysans ainsi que par les habitants des villes et des cités, qu?ils soient paysans ou non. L?action du projet a un impact important en termes de capital social de manière directe (au niveau des OP bénéficiaires et des CVD) et indirect par effet de démonstration ou de contagion « opportuniste » (ce qui n?implique aucune connotation péjorative). L?attente des paysans en la matière est considérable. 3) Potentiel d?augmentation des superficies des champs collectifs Les superficies des champs collectifs demeurent relativement modestes à part quelques exceptions. L?augmentation des superficies cultivées entraînerait un accroissement substantiel des revenus. Cette question doit être appréhendée sous différents angles : foncier, technique, financier, organisationnel, commercial. Si le travaux de labour doivent être exécutés à la main il faut prévoir les financements en conséquence. On pourrait dans certains sites expérimenter la traction bovine ainsi que la location de tracteurs. Il est essentiel de prévoir les mécanismes de commercialisation de la production supplémentaire, par exemple en permettant aux OP concernées de louer un camion du projet à un coût « normal » et en ayant recours à des associations de femmes urbaines comme intermédiaires commerciaux. 4) La composante « Réhabilitation » est pour l?heure un axe exogène à faible impact Les réhabilitations d?infrastructures ont été des actions isolées sans insertion dans un processus de développement local, si ce n?est dans l?un ou l?autre village pilote. En conséquence, cette action du projet a été largement exogène : recours à des entreprises de Kinshasa, projets surdimensionnés et ne répondant pas toujours aux besoins de la majorité de la population (comme le centre social de Masimanimba), faible contribution locale. Et la question cruciale du fonctionnement de ces infrastructures a été en grande partie esquivée, de même que celle de la qualité des services dispensés (éducation, santé?). Pour remédier à cette situation il conviendrait d?intégrer cette action de réhabilitation dans un processus participatif de développement local. 5) Convergence d?interventions et stratégies partenariales Pour apprécier les résultats du projet et, notamment, son impact il faut prendre la mesure des autres interventions de développement dans les zones considérées. En effet, de nombreux organismes interviennent dans ces zones à des degrés divers pour renforcer les capacités organisationnelles, techniques et managériales des associations paysannes. Cette convergence d?interventions crée un environnement propice au développement. Ainsi, par exemple, on constate dans certaines zones d?action du projet (en particulier dans le Bas Congo) une amélioration des variétés de manioc (résistantes à la mosaïque, plus productives et à cycle plus court) et une croissance des activités de production et de transformation de cette tubercule. Cette progression est le résultat d?une série d?interventions, qui bien que non concertées ou tout au moins de manière très partielle, ont des effets synergiques positifs. Il s?agit principalement des actions menées, dans leurs domaines de compétence respectifs, par l?INERA, les services de l?Agriculture et du Développement Rural, le SECID/USAID, la FAO avec son programme « champs école paysanne », des ONGD et surtout par des associations paysannes partenaires de ces institutions ainsi que par des OP appuyées par 2B. Cet environnement pourra être renforcé à l?avenir par une programmation harmonisée des actions de ces différents organismes. Le projet 2BK pourra jouer à cet égard un rôle positif en développant avec ces différents acteurs des stratégies partenariales qui précisent bien les fonctions de chacun des partenaires et leurs apports ainsi que les résultats attendus et les indicateurs de suivi-évaluation. 6) Réconciliation entre les paysans et les cadres de l?Administration Au départ du projet les paysans ont fait montre d?une grande réticence à collaborer avec les cadres de l?Etat en raison des pratiques d?extorsion de ces derniers. Mais progressivement, sous l?effet de la médiation du projet, un climat de confiance s?est instauré entre les OP et les cadres technico-administratifs. Cette réconciliation est un effet secondaire non négligeable du projet. L?amélioration de la collaboration entre les OP et ces cadres s?est opérée dans les deux sens : i) OP ? Cadres (obtention par les OP de documents officiels à des conditions normales) ; ii) Cadres ? OP (possibilité pour les cadres des services de l?Etat de mener des actions de formation et d?effectuer leur travail de suivi technique et administratif). Les paysans, réticents au départ, reconnaissent à la fin du projet l?utilité de ces services.
Management Response: [Added: 2010/01/19]

Toutes les leçons/recommandations du rapport d'évaluation ont été prises en compte lors de la formulation et de la mise en ?uvre en cours du nouveau cycle programmatique pays 2008-2012

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