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Projet de Renforcement des Stratégies Communautaires
Commissioning Unit: Congo DRC
Evaluation Plan: 2004-2005
Evaluation Type: Project
Completion Date: 05/2004
Unit Responsible for providing Management Response: Congo DRC
Documents Related to overall Management Response:
 
1. Recommendation: RECOMMANDATIONS -Concernant la mise en place de deux projets distincts, l?un pour les deux Kivu et l?autre pour la Province Orientale 1. Il est recommandé de formuler deux projets distincts, l?un pour le Nord et le Sud Kivu et l?autre pour la Province Orientale. 2. Il est conseillé de formuler le projet « Province Orientale » dans le cadre de l?assistance préparatoire actuelle (ZAI/03/004/A/01/31) 3. Il serait souhaitable de procéder à une révision substantive et budgétaire de l?assistance préparatoire actuelle de manière à ce qu?elle puisse être plus opérationnelle pour le périmètre d?intervention de l?antenne de Kisangani. 4. Pour des raisons d?efficacité il conviendrait de confier dès que possible la supervision des activités d?assistance préparatoire pour la Province Orientale à l?Unité Centrale de Gestion et de Coordination (UCGC) de l?UNOPS. 5. Il est proposé d?organiser assez rapidement une mission de formulation d?un nouveau Projet de développement communautaire pour la Province Orientale. -Concernant le contenu et le nom du nouveau projet pour le Nord et le Sud Kivu 6. Les produits attendus devront être définis de manière à contribuer à l?effet suivant : « « Le développement communautaire est impulsé à travers la sécurisation des communautés, la promotion d?une gouvernance démocratique, la réhabilitation des infrastructures de base et la relance des économies locales ». 7. En vue de contribuer à l?atteinte de cet effet et compte tenu de l?expérience de RESCO, le nouveau projet pourrait concentrer son effort sur : ? La dynamisation des mécanismes de développement communautaire par le renforcement des capacités des partenaires de base, notamment au moyen de groupes de réflexion autour des actions de développement et surtout au travers de l?auto-organisation des communautés à partir des actions de développement qu?elles décident de mener ; ? le renforcement des initiatives locales de développement ; ? l?amélioration de la qualité des services sociaux de base ; ? l?amélioration des conditions de vie et du revenu, en particulier par des micro-projets d?agriculture, de petit élevage et d?artisanat , le micro-crédit, la recherche-action ; la formation technique ; la réhabilitation d?infrastructures économiques et sociales ; la protection et la valorisation des ressources de l?environnement ; ? l?amélioration de la gouvernance locale à partir : i) du renforcement des mécanismes communautaires fondés sur la participation des populations ; ii) de dynamiques de coopération et de partenariats entre les associations de base, les ONG de développement, la société civile organisée, notamment des plateformes, les services techniques de l?Etat, les mécanismes de promotion, de sélection et d?appui aux micro-projets (CLAP) ; ? la protection des groupes vulnérables : promotion économique des femmes, réinsertion socio-professionnelle des femmes victimes de violence et des handicapés, dynamisation des structures éducatives non formelles pour les enfants non scolarisés, renforcement des foyers sociaux, insertion sociale des personnes âgées ; sensibilisation sur le VIH/SIDA ? la construction de la paix, la réconciliation entre les communautés et la restauration de la sécurité, à travers principalement des actions d?amélioration économique et sociale et par la prise compte systématique de cette dimension de « pacification » dans les micro-projets financés; ? la promotion de l?approche genre dans toutes les actions du projet. 8. Le Projet devra prendre en compte les politiques publiques et les grands programmes nationaux qui concernent ses domaines d?intervention et il devra contribuer à les enrichir (articulation aval-amont). Ce devra être particulièrement le cas dans l?éducation (notamment en matière de qualité de l?éducation et de l?équité de genre), dans la santé et dans l?agriculture. 9. Le projet pourrait être dénommé « Projet intégré de développement communautaire et de gouvernance locale / Nord et Sud Kivu » (DCGL/2K). 10. Il est recommandé de poursuivre de manière régulière l?accompagnement des communautés bénéficiaires des actions du Projet en étant attentif aux demandes de micro-projets qu? elles expriment, de manière à y promouvoir une véritable dynamique de développement communautaire. On a pu noter que la réalisation d?un micro-projet a dans la plupart des cas pour effet de générer d?autres demandes d?actions de développement. Il faut être attentif à ces demandes et, si elles sont fondées, il importe d?y répondre, soit directement à travers le Projet, soit en aidant à trouver d?autres partenaires. Il convient d?établir des stratégies partenariales avec les acteurs clé du développement dans les secteurs concernés, comme l?UNICEF dans l?éducation et la santé, la FAO dans l?agriculture et l?élevage, le PAM qui accompagne une série d?initiatives communautaires ou les ONG et projets qui interviennent dans la zone. Toutefois, il importe toujours de suivre le rythme des communautés de manière à ce que ces demandes émanent réellement d?elles, relèvent d?une volonté d?y apporter une réponse et correspondent aux capacités d?absorption et de réalisation de ces communautés. 11. Au sein d?une communauté la responsabilité des actions de développement ne doit pas être concentrée sur un petit groupe de personnes. Dans chaque secteur d?intervention, cette responsabilité devrait être confiée aux personnes concernées, mandatées par la population, proprement organisées et formées aux méthodes de gestion, d?animation et de suivi. Ces capacités sont souvent plus importantes qu?elles ne paraissent. A cet égard, il importe de ne pas concentrer les responsabilités au sein d?une communauté sur un même groupe de personnes. Dans chaque secteur d?intervention émergent des personnes plus particulièrement concernées, qui peuvent s?organiser en comités (que ce soit pour la réhabilitation d?une école, la construction d?une source, la réouverture d?une piste etc?) . Ce sont ces comités, pour autant qu?ils soient réellement mandatés par la communauté et qu?ils aient les compétences requises, qui sont les partenaires du Projet, à charge pour ce dernier de veiller à renforcer les capacités de ces groupes, au travers d?ONG ou de services techniques. 12. Il convient de tenir compte des dynamiques d?organisation qui existent au sein des communautés, qu?il s?agisse d?auto-organisation ou de mécanismes impulsés de l?extérieur comme les Comités Santé et Développement mis en place dans les aires de santé. Concernant l?appui du PNUD et de l?UNOPS et la coordination au sein du Système des Nations Unies (SNU) 13. Le Bureau du PNUD pourrait renforcer son appui stratégique au projet en intégrant mieux celui-ci dans le Programme de pays (cadre de résultats stratégiques, atteinte des effets, stratégies partenariales, coordination avec d?autres projets du PNUD). Le PNUD gagnerait à aider le projet à mieux s?intégrer dans le Programme de pays de manière à ce que les produits du projet contribuent plus efficacement à l?atteinte des effets recherchés. Pour ce faire il importe d?aider le projet à développer des stratégies partenariales, notamment avec des projets connexes du PNUD, tel que ComRec, et les agences du SNU. 14. Il conviendrait d?organiser sur le terrain avec l?équipe du projet chaque trimestre une réunion tripartite (Gouvernement, PNUD, UNOPS/UCGC) , qui pourrait en cas de besoin être élargie à des partenaires, afin de procéder à une revue des activités, de développer la réflexion stratégique et de stimuler la coordination au niveau du PNUD, notamment avec le ComRec, et dans le cadre du SNU. De telles réunions périodiques ne doivent pas être conçues comme des exercices de contrôle mais plutôt comme un accompagnement aidant à conforter l?équipe du projet dans ses responsabilités et ses fonctions et à stimuler ses initiatives. 15. Le projet devrait construire des partenariats systématiques avec les bureaux locaux des agences s?urs du SNU (en particulier UNICEF, FAO, PAM, OMS, OCHA) en tenant compte de leurs programmes d?intervention dans les zones ciblées, en vue d?atteindre des résultats en termes d?effets de développement. Il ressort des investigations de la mission qu?il existe en ce domaine un potentiel important de coopération qui renforcerait les programmes de chacune des agences. Cette coordination doit s?inscrire dans le processus CCA/UNDAF. 16. L?UCGC de l?UNOPS pourrait renforcer son appui opérationnel au projet par un accompagnement régulier sur le terrain en aidant les cadres du projet à mieux répondre aux problèmes concrets auxquels ils sont confrontés. Cet accompagnement devrait viser à améliorer de manière systématique les performances du projet suivant une approche de gestion axée sur les résultats. 17. Il serait souhaitable d?assurer la formation de l?équipe du projet à l?approche et aux méthodes de la gestion axée sur les résultats. Cette formation pourrait porter de manière concrète sur la construction de stratégies partenariales orientées vers l?atteinte des effets recherchés, sur le suivi de ces partenariats et sur les leçons à en tirer. 18. Le projet devrait pouvoir s?approprier l?expertise acquise par le projet 2B en matière de suivi-évaluation du développement communautaire. Ce système repose notamment sur une base de données avec interface cartographique et une planification, budgétisation et un suivi automatisé avec le logiciel Microsoft Project (MSP) ainsi que sur l?élaboration de plans de travail au niveau des antennes. Concernant les secteurs d?intervention 19. Il convient de donner la priorité aux micro-projets d?agriculture et d?élevage, compte tenu de leur potentiel tant en termes d?auto-oraganisation communautaire que de relance économique. En ce domaine il importe de coopérer avec la FAO et de tenir compte de l?expérience des ONG et projets qui ont mis au point des méthodes performantes, notamment en matière de petit élevage. 20. La gestion des fonds de micro-crédits doit être confiée à des organisations qualifiées en ce domaine comme les coopératives financières et autres institutions de microfinance en veillant à mettre cette activité au service de dynamiques de développement communautaire. Les projets de micro-crédit ne seront durables que s?ils sont confiés à des organisations dont c?est le métier, en l?occurrence les coopératives d?épargne et de crédit et autres institutions de microfinance. Les associations de base peuvent jouer en ce domaine un rôle actif d?interface sociale avec les bénéficiaires directs et mettre ainsi la microfinance au service de dynamiques communautaires. 21. Il conviendrait que le PNUD et le FENU, unissent leurs efforts pour aider le pays à définir une stratégie de microfinance adaptée aux réalités des différentes régions. En ce domaine l?expérience du Projet 2B doit être mise à profit. 22. Il serait utile de prévoir dans le budget du projet un fonds pour la recherche-action destiné à aider les organisations de base à analyser les problèmes techniques ou organisationnels qu?elles rencontrent et à mettre au point des solutions. Il s?agirait de petits financements d?un maximum de 2.000 $EU destinés à permettre aux organisations bénéficiaires de faire un saut qualitatif sur les plans technologique ou organisationnel. L?expérience de l?ONG DIOBAS qui a développé cette approche, en particulier dans le secteur agricole, sera très utile en ce domaine. 23. Les actions de réconciliation communautaire et de restauration de la paix devraient être davantage articulées aux activités génératrices de revenus et aux réhabilitation d?infrastructures. Il faut bien voir, d?une part, que les antagonismes communautaires et le manque de sécurité sont des obstacles à la relance économique locale et que, d?autre part, les améliorations économiques et sociales sont des catalyseurs et des ferments de la réconciliation entre les communautés. 24. Les femmes victimes de violences devraient bénéficier d?actions de réinsertion économique et sociale, notamment dans le petit élevage. Il importe en ce domaine de coopérer étroitement avec la « Coordination de la synergie des femmes pour les victimes des violences sexuelles » (SFVS/Pole Institute), regroupement de 9 plateformes féminines au Nord Kivu, qui a développé des approches adaptées à cette problématique. Concernant le VIH/SIDA 25. Il est recommandé d?organiser rapidement le séminaire qui était prévu tant à Goma qu?à Kisangani suite à la restitution de l?enquête CAP. Ce séminaire a pour objectif de définir un plan stratégique en vue d?un changement de comportements. 26. Chaque groupement et association partenaire du projet devrait bénéficier d?une action suivie de sensibilisation sur le VIH/SIDA. Il existe dans les trois provinces des organisations qui sont qualifiées en ce domaine et qui disposent de modules adéquats. Ces interventions devront tenir compte des résultats des deux enquêtes CAP menées dans le cadre du projet et s?inscrire dans les dynamiques amorcées par ces recherches. 27. Le Fonds catalytique de l?ONUSIDA pourrait financer une démarche de décentralisation du Programme national multisectoriel de lutte contre les VIH/SIDA, en favorisant l?élaboration et la mise en ?uvre de plans d?action au niveau communautaire. Le Projet pourrait être un cadre privilégié pour une telle opération qui devrait servir de levier pour mobiliser des ressources. Cette démarche devrait déboucher sur un modèle de planification communautaire qui définirait une stratégie partenariale. 28. Dans le cadre du processus CCA/UNDAF il importe de maîtriser des démarches d?analyse locale intégrant des outils de planification participative qui doivent déboucher sur une synthèse nationale. Les enquêtes CAP menées par RESCO sont des outils de premier choix dans cette problématique. Concernant les projets en négociation 29. Il est conseillé de réexaminer attentivement les projets en négociation, particulièrement ceux qui portent sur des AGR. Dix micro-projets sont en cours de négociation. Il conviendrait de revoir attentivement ces projets sur la base des recommandations de la mission, en particulier les 7 requêtes qui portent sur des AGR (micro-crédits en espèces et agriculture/élevage en vérifiant leur viabilité.
Management Response: [Added: 2010/01/19]

Toutes les observations/recommandations du rapport d évaluation ont été prises en compte lors de la formulation et de la mise en ?uvre en cours du nouveau cycle programmatique pays 2008-2012

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