Gestion Communautaire de Risque des Catastrophes liés au Changement Climatique au Burundi

Report Cover Image
Evaluation Plan:
2019-2023, Burundi
Evaluation Type:
Mid Term Project
Planned End Date:
07/2019
Completion Date:
07/2019
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
30,000

Share

Document Type Language Size Status Downloads
Download document TOR Evaluation à mi-parcours projets GEF.docx tor French 109.70 KB Posted 33
Download document Final Report.doc report French 1506.50 KB Posted 26
Title Gestion Communautaire de Risque des Catastrophes liés au Changement Climatique au Burundi
Atlas Project Number: 00081297
Evaluation Plan: 2019-2023, Burundi
Evaluation Type: Mid Term Project
Status: Completed
Completion Date: 07/2019
Planned End Date: 07/2019
Management Response: Yes
UNDP Signature Solution:
  • 1. Sustainable
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2018-2021)
  • 1. Output 1.4.1 Solutions scaled up for sustainable management of natural resources, including sustainable commodities and green and inclusive value chains
SDG Goal
  • Goal 1. End poverty in all its forms everywhere
SDG Target
  • 1.5 By 2030, build the resilience of the poor and those in vulnerable situations and reduce their exposure and vulnerability to climate-related extreme events and other economic, social and environmental shocks and disasters
Evaluation Budget(US $): 30,000
Source of Funding: MPTF
Evaluation Expenditure(US $): 30,000
Joint Programme: No
Joint Evaluation: No
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
Alexis Nsabimana Consultant National nsabimana.alexis@gmail.com BURUNDI
Youssoufou Congo Consultant International ycongo@hotmail.com
GEF Evaluation: Yes
GEF Project Title: Gestion Communautaire de Risque des Catastrophes liés au Changement Climatique au Burundi
Evaluation Type: Mid-term Review
Focal Area: Climate Change
Project Type: EA
GEF Phase: GEF-1
GEF Project ID:
PIMS Number: 4922
Key Stakeholders: Government experts and targeted Development Partners
Countries: BURUNDI
Lessons
1.

Parmi les principales leçons apprises de la conception et l’exécution du projet GCRCCCBu, on peut retenir les suivantes :

  1. Lorsque la conception d’un projet et sa mise en œuvre est pensée et organisée de façon participative comme c’est le cas du projet GCRCCCBu, la réalisation de ses objectifs s’appuie alors sur des bases solides : le projet est plus efficace et plus utile pour les bénéficiaires directs et l’appropriation nationale, régionale, provinciale et locale des acquis engrangés plus aisée.
  2. On ne peut pas comprendre le retard dans la réalisation de certaines activités du projet sans prendre en compte la sous-estimation du nombre de staff du projet lors de sa conception et élaboration. Si la mise en place d’une structure légère de gestion/coordination d’un projet influence favorablement son efficience, la sous-estimation du nombre de staff peut compromettre son efficacité.
  3. On ne peut pas non plus comprendre l’impact limité du projet GCRCCCBu sans prendre en compte l’absence de réalisation de certaines activités majeures : AGR résilientes au climat, jardins potagers, activités de renforcement de la sécurité alimentaire des ménages vulnérables, etc., car ces activités, si bien suivies et bien encadrées, ont un impact immédiat et visible, tandis que le progrès dans la prévention et la gestion des risques liés aux changements climatiques par la mise en œuvre d’activités de sensibilisation et de formation des communautés locales en vue de changer leurs comportements/attitudes, de protection des berges, d’aménagement des bassins versants est lent et qu’il faut l’évaluer sur 3 ans, 5 ans, voire plus pour mieux appréhender ses effets. Les efforts d’un projet comme le projet GCRCCCBu pour prévenir et gérer les risques de catastrophes liés aux changements climatiques sont donc vains si parallèlement tout n’est fait pour renforcer les moyens de subsistance des communautés locales et plus singulièrement les ménages vulnérables.
  4. Enfin, si l’impact des travaux d’aménagement des bassins versants et plus singulièrement leur contribution à la réduction des risques identifiés n’est pas très visible c’est parce qu’ils sont éparpillés. Il aurait fallu réaliser ces travaux sur un nombre réduit de sites.

Findings
1.

Le projet GCRCCCBu a été élaboré à travers un processus inclusif et participatif. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour impliquer et faire participer effectivement les acteurs concernés (les communautés bénéficiaires, les administrations territoriales au niveau provincial et communal, les services déconcentrés de l’Etat, les chefs de collines et les point focaux provinciaux, communaux et collinaires) dans la réalisation des activités : identification des sites pour les stations et les travaux d’aménagement des bassins versants (fossés antiérosifs et micro-reboisements), planification et réalisation des activités d’aménagement des bassins versants, participation des membres des associations locales à la réalisation des travaux de protection des bassins versants selon l’approche HIMO.

De façon générale, les indicateurs et cibles du cadre logique du projet au regard des objectifs poursuivis et des résultats attendus sont pertinents. De plus, les cibles de fin de projet sont « SMART », c’est-à-dire spécifiques, mesurables et réalisables. Toutefois, des cibles intermédiaires et, notamment, des cibles à atteindre en 2016, 2017 et 2018, n'ont pas été fixées.

La pertinence du projet GCRCCCBu est bonne, ce pour quatre raisons au moins. Primo, son approche est une approche multidimensionnelle et plurisectorielle met l’accent à la fois sur la prévention des risques de catastrophes, la résilience aux changements climatiques et la résilience en sécurité alimentaire des ménages vulnérables à travers le développement d’interventions diverses : alerte précoce, aménagement de bassins versants, stabilisation des berges de rivières, sécurité alimentaire des ménages vulnérables, appui à l’élaboration de plans provinciaux et communaux de développement, etc. Les travaux d’aménagement des bassins versants et de stabilisation des berges des rivières, par exemple, sont réalisés dans une logique d’aménagement et de développement du territoire. Cela apparaît dans le projet comme une véritable plus-value.

Secundo, le choix des provinces, de communes et des collines d’intervention du projet est pertinent. Ils sont particulièrement exposés aux risques de catastrophes naturels. C’est le cas des communes de Bugabira et Busoni dans la province de Kirundo qui sont affectées par la gravité de la sécheresse et des pénuries d’eau, de la commune de Nyanza-Lac dans la province de Makamba qui est grandement affectée par un ruissellement et des inondations de la rivière Rwaba, de la commune de Rumonge dans la province du même nom qui est affectée par un ruissellement des eaux provenant des hautes altitudes, de la municipalité d’Isare (province de Bujumbura rural) qui présente une grave érosion provoquée par le ruissellement des collines à haute altitude ou des collines situées au contour du sous-bassin hydrographique de la rivière Ntahangwa et de Bujumbura-Mairie qui sont en proie à des inondations en cas de fortes pluies.

Tertio, dans l’ensemble, l’offre du projet couvre assez bien les besoins prioritaires et attentes des communes et des communautés locales visitées. Ces besoins et attentes vont de l’opérationnalisation du SAPC mis en place au soutien aux moyens de subsistance (la pratique d’AGR telle que l’embouche d’animaux, le petit commerce, la pratique du maraîchage, l’appui au développement de la pêche, etc.) et à la production agricole  (l’accès à des semences améliorées et plus résistantes aux aléas climatiques et à des outils aratoires), en passant par la formation de compétences à l’utilisation du SAPC et l’entretien des équipements installés, l’extension des interventions du projet (micro-reboisements, FAE) à d’autres collines, l’extension des travaux de stabilisation des berges de la rivière Ntahangwa, l’appui à l’élaboration de plans de développement provinciaux ou communaux, etc.

Quatrièmement, le projet est cohérent tant avec les politiques, stratégies et plans nationaux de développement économique et social (la « Vision Burundi 2025 » et le CSLP 2012-2015, notamment) et les stratégies et plans de développement durable (le Plan d’Action National d’Adaptation au changement climatique et la Stratégie Nationale de Gestion et la Réduction des risques de catastrophes, en particulier) qu’avec les outils programmatiques du PNUD (Plan Stratégique 2014-2017 et CPD 2014-2018) et l’UNDAF 2012-2016.

Cinquièmement, le besoin de promouvoir l’égalité des sexes a été pris en compte par le projet Certes, seulement 3 indicateurs sur 8 (soit 37.5%) font explicitement référence à l’aspect genre. En revanche, le projet a tenu compte de l’aspect genre dans le recrutement de la main-d’œuvre pour la réalisation des travaux HIMO (les femmes représentent plus de 60% de la main-d’œuvre recrutée). Les femmes qui ont participé à ces travaux affirment qu’elles ont acquis des savoirs, savoir-faire en matière de creusement des FAE, de production de pépinières, etc. En outre, grâce à la participation aux travaux HIMO et aux revenus perçus, elles ont pu s'acheter des pagnes et/ou financer certains besoins du ménage (achat de vivres et de condiments, frais de scolarité des enfants, frais de santé, etc.). Enfin, un expert genre a été recruté et une étude sur la vulnérabilité genre face aux changements climatiques est en cours

A la fin de la quatrième année de mise en œuvre du projet les progrès enregistrés sont relativement limités et beaucoup reste à faire. Le principal résultat attendu de l’exécution du projet, à savoir le développement d’un système d’alerte précoce (SAPC) et son opérationnalisation n’est pas atteint. Certes, un système de collecte et de transmission de données d’alerte précoce pour les aléas climatiques a été développé notamment à travers l’installation de 30 stations météorologiques, hydrologiques et pluviométriques automatiques et les équipements installés dans ces stations destinés à fournir des informations sur la situation météorologique, hydrologique et pluviométrique sont aujourd’hui opérationnels et envoient des informations au serveur à l’IGEBU, mais ces informations ne sont pas encore exploitées par manque de modules adaptés et surtout de personnel formé pour les analyser et les interpréter. Autant dire que le SAPC n’est toujours pas opérationnel.

Le projet a beaucoup investi dans la prévention des risques de catastrophes par l’aménagement des bassins versants et, notamment, le creusement de fossés antiérosifs et leur végétalisation et la réalisation de micro-reboisements. Au total, 1420 km de fossés antiérosifs ont été creusés et plus de 2,7 millions plants forestiers et agroforestiers produits et plantés sur une superficie totale de 1743,5 ha. De plus, les travaux de stabilisation d'une partie (314 m) des berges de la rivière Ntahangwa (Kigobe Sud) sont aujourd'hui achevés à 100% et ont été réceptionnés par le projet au mois de mai 2019.

D’autres activités devant contribuer à la réalisation de l’objectif final du projet, la création et la gestion d’un site Web ou la délimitation et aménagement des zones tampons (Tanganyika, Kanzigiri et Cohoha) sont amorcées mais ne sont pas achevées.

D’autres activités programmées n’ont pas trouvé un début de réalisation : la formation des techniciens des services centraux sur l’intégration des risques climatiques dans la planification socio-économique ; l’appui à l’élaboration de plans communaux de développement communautaires ; l’organisation et réalisation des visites d’échange d’expérience avec la communauté ; la dissémination du code foncier de l’environnement, de l’eau et code forestier ; l’appui aux ménages vivant autour des lacs (Tanganyika, Kanzigiri et Cohoha) et ailleurs pour entreprendre des AGR résilientes au climat ; l’appui aux ménages dans la collecte de l’eau du bassin versant en combinaison avec la mise en place de jardins potagers ; la mise en place de mesures d’accompagnement visant à renforcer la sécurité alimentaire des ménages vulnérables ; le renforcement des capacités des ménages dans la technologie de cuisson par la réduction des risques de catastrophes ; etc. Plus généralement, la coordination du projet confirme que le projet accuse un retard par rapport aux prévisions et que le taux de réalisation de l’ensemble des activités prévues est de 65 % environ.

Plusieurs obstacles et difficultés ont contribué à réduire l’efficacité du projet : le lancement officiel tardif du projet en mars 2016, l'instabilité des acteurs clés (l'administration locale et les responsables de services techniques) ; sans oublier la crise de 2015.

La taille de l’équipe du projet comparée à celle d’autres projets est de taille relativement modeste. A titre d’illustration, le montant du budget alloué au projet GCRCCCBu est pratiquement le même que celui du projet PNUD/FEM Burkina Faso (projet EBA-FEM), mais il mobilise 4 fois moins de ressources humaines que le projet EBA-FEM.

Le taux d’utilisation des ressources financières projet était de 54% au 31 mars 2019. Mais ce chiffre cache d'importantes disparités entre les différentes composantes du projet. Il oscille en effet entre 62% (Composante 4) et 39% (Composante 2). Les deux autres composantes, à savoir la composante 1 et la composante 3 occupent une position intermédiaire avec des taux d’utilisation du budget prévu de 49% et 58.7%, respectivement.

La part des dépenses de personnel dans le montant total des dépenses du projet (soit 6,81%) et plus largement celle des dépenses liées à la gestion et au suivi-évaluation des activités du projet (9.3%) est relativement faible. A cet égard, si on tient compte des normes actuelles de « pratiques optimales », à savoir des taux de frais salariaux inférieurs à 15%, on peut conclure que le projet parvient à maîtriser les dépenses salariales. Ce constat confirme que l’équipe du projet n’est pas surdimensionnée. La part des interventions du projet sur le terrain dans le montant total des dépenses se chiffre donc à 90.7%. Ceci veut dire que sur 100 dollars dépensés, 90.7 dollars, et donc la plus grosse part des ressources financières du projet, vont effectivement aux bénéficiaires finaux du projet.

Le bilan des activités réalisées jusqu’au 1er trimestre 2019 fait ressortir un taux d’exécution physique de 65% et un taux d’exécution financière de 54% et partant un indice d’efficience (taux de réalisation physique/taux de réalisation financière) du projet de 1.2.

Trois facteurs, à savoir la mise à disposition du projet des bureaux par l’IGEBU, le recours à des volontaires (les points focaux provinciaux, communaux et collinaires, notamment) et la gestion des ressources humaines et financières du projet selon les principes de gestion des agences du SNU ont affecté positivement l’efficience du projet. En revanche, le déblocage tardif des fonds par le PNUD (surtout en fin d’année) et le retard dans le paiement de certains prestataires l’impactent négativement.

Parce que la réalisation de certaines actions importantes qui sont au centre du projet, comme l’opérationnalisation du SAPC se fait toujours attendre, mais aussi parce que plusieurs activités programmées n’ont pas été réalisées ou ne l’ont été que partiellement, les impacts immédiats du projet ne sont pas encore perceptibles.

Les seuls résultats tangibles du projet sont les travaux d’aménagement des bassins versants par les micro-reboisements, la stabilisation des berges de la rivière Ntahangwa sur 314 m et le creusement des fossés antiérosifs. Mais l’absence de données exhaustives et détaillées (par exemple le nombre d’exploitations situées en aval des fossés antiérosifs réalisés, le rendement et la production de ces exploitations, la proportion des fossés entretenus par les populations, la proportion des plants ayant survécus, le nombre d’hommes et de femmes qui ont participé aux travaux HIMO et les montants distribués, etc.) ne permet pas d’apprécier les impacts et les changements immédiats induits par ces travaux à leur juste valeur. Pis, les travaux réalisés (FAE, stabilisation des berges de la rivière Ntahangwa, installation des stations hydrométéorologiques et micro-reboisement)  sont éparpillés - un éparpillement des réalisations qui, du reste, n'est pas lié à la responsabilité de l'équipe du projet - rendant leur impact et plus singulièrement leur contribution à la réduction des risques identifiés pas très visible.

Tout juste sait-on que le nombre de ménages concernés par les fossés creusés est estimé à 8,334 ; que les populations bénéficiaires ainsi que les administrations provinciales et communales interrogées apprécient positivement les travaux d’aménagement des bassins versants et demandent que le projet puisse s’étendre à d’autres sites présentant les mêmes risques ou se trouvant dans la même zone ; que les membres des associations partenaires qui ont participé aux focus groups sont contents d’avoir participé aux travaux HIMO et témoignent des effets bénéfiques du projet sur l’environnement, sur la protection de leurs parcelles et l’augmentation de leurs revenus. De nombreux éléments ont été mis en place grâce aux interventions du projet et laissent penser que des impacts de plus long terme sont probables. Les FAE creusés et végétalisés vont continuer à produire leurs effets (la réduction de la dégradation des ressources naturelles et notamment des terres, la réduction des risques d’inondation et d’érosion, l’amélioration de la productivité des exploitations concernées et incidemment l'accroissement de la production et le renforcement de la sécurité alimentaire, etc.), si bien entretenus. La mise en exploitation des micro-reboisements interviendra dans 3 ou 4 ans et constituera une source de revenus pour les communes et collines et pour les communautés concernées. Une partie des berges de la rivière Ntahangwa sera durablement stabilisée et 1,106 enfants fréquentant l’école fondamentale jardin Public de Nyakabiga, 1,700 fidèles fréquentant l’église adjacente chaque semaine et 12 ménages (environ 120 personnes) protégés des risques d’érosion et d’affaissement de leur école, de leur lieu de culte ou de leurs maisons. Enfin, les administrateurs communaux, les points focaux provinciaux, communaux et collinaires ainsi que les communautés locales ont été sensibilisés sur des problématiques liés à la prévention et la gestion des risques de catastrophes et par conséquent mieux outillés pour prévenir et gérer de tels risques.

Plusieurs hypothèses permettent d’affirmer que les quelques résultats positifs constatés dans la foulée de certaines interventions vont perdurer. Les équipements installés dans les stations ont, semble-t-il, une durée de vie de plus de 20 ans, si bien entretenus. Mieux, la question de leur pérennité ne devrait pas se poser en raison de leur statut juridique. Ils sont propriété de l’Etat et il est prévu que les stations soient rétrocédées à l’IGEBU après la clôture du projet. La question de la pérennité des stations se pose plutôt en termes d’entretien des équipements qui y ont été installés. En effet, rien ne garantit que l’IGEBU disposera des moyens nécessaires pour l’entretien ou la réparation des équipements en cas de panne. Le projet n’est-il parti d'un diagnostic suivant lequel les services nationaux (y compris l'IGEBU) ne disposent pas de toutes les capacités en vue de produire des informations hydrométéorologiques pour une alerte en temps réel de la population, ni des capacités techniques, financières et logistiques suffisantes pour protéger les communautés locales et les infrastructures publiques contre les risques de catastrophes liés au climat ?

Ensuite, l’appropriation par les différents acteurs concernés (le MEAGRIE et ses démembrements, les administrations provinciales et communales, les services déconcentrés de l’Etat, les partenaires de mise en œuvre, les communautés locales…) avait été perçue déjà dans le Document de projet comme une condition pour la durabilité de ses effets. Il avait été également prévu de les mobiliser et de les impliquer dans la réalisation et le suivi des interventions, mais aussi de renforcer leurs capacités pour une meilleure pérennisation des acquis du projet.

Enfin, les gouverneurs et les administrateurs communaux et les responsables des services techniques provinciaux et communaux (environnement, agriculture et élevage) ainsi que les points focaux provinciaux, communaux et collinaires rencontrés se disent prêts à continuer de suivre bénévolement les activités du projet après la clôture de celui-ci, tandis que l’IGEBU se dit bien préparé pour s’approprier les stations financées par le projet.

Certains membres du Comité de Pilotage du projet et du personnel du projet indiquent que les cadres de l’équipe du projet ont les compétences et les qualifications requises pour gérer les activités. Cependant, d'autres acteurs soulignent la nécessité de renforcement les capacités de l’équipe de gestion pour s’accommoder au système de gestion actuel du SNU.

La gestion du projet a été affectée de manière significative par les  contraintes ci-après : la sous-estimation du nombre de staff du projet lors de sa conception et élaboration (3 cadres dont le Coordonnateur national, l'Expert en suivi-évaluation et le Responsable administratif et financier et du personnel d'appui, à savoir un assistant, 2 chauffeurs, 2 veilleurs et un planton sont prévus dans le document de projet mais pas d'experts techniques dans les domaines clés du projet à savoir la météorologie, hydrologie, aménagement du territoire, communication et le genre), la lenteur des procédures de passation des marchés, le manque de réactivité des parties prenantes sur la question de la formation du personnel pour l’opérationnalisation du SAPC, etc.

De surcroit, la collecte des données sur les réalisations du projet a connu des lacunes. Ainsi, malgré de nombreuses missions de suivi-évaluation, les rapports produits ont été plus narratifs que chiffrés et ne montrent pas suffisamment le niveau d'atteinte des indicateurs de résultats.

Afin d’atteindre ses objectifs de performance et de qualité des services aux communes et aux communautés bénéficiaires, le projet a mis en place un dispositif de suivi-évaluation des activités à travers des missions de suivi des activités et des réalisations sur le terrain par l’Expert en suivi-évaluation du projet ou par les principales parties prenantes (MEAGRIE, PNUD et IGEBU), des missions d’évaluation et des missions d’audit, etc. Ce dispositif permet ainsi au projet de constituer une base de données qui est ensuite utilisée pour informer le cadre logique du projet, mais également pour la prise de décision.

Les différents rapports annuels qui ont été élaborés et soumis aux principales parties prenantes (le Gouvernement par le truchement du MEAGRIE, le PNUD, le Comité de gestion du projet) fournissent également des informations (résultats du projet, défis majeurs et leçons apprises, analyse et la gestion des risques, partenariat et la mobilisation des ressources, etc.) qui sont utilisés pour informer le cadre logique du projet.

Il existe aussi, d’une part, un dispositif de communication interne centré sur l’utilisation des outils institutionnels classiques (notes de service ou d’information, comptes-rendus, courriers internes, affichage, etc.), les outils de communication à distance (téléphone et échange d’e-mails ou de SMS) et la tenue de rencontres périodiques de coordination qui regroupent l’ensemble du personnel du projet et, d’autre part, un dispositif de communication externe basé sur le développement d’outils de communication externe et d’activités tels que la création d’un site web, l’information des populations locales sur le projet à travers l’organisation de séances de sensibilisation dans les communes et villages couverts par le projet, l’installation de pancartes publicitaires dans chaque commune et colline d’intervention détaillant les activités et/ou les ouvrages qui seront réalisées, etc.


Latest Evaluations

Contact us

1 UN Plaza
DC1-20th Floor
New York, NY 10017
Tel. +1 646 781 4200
Fax. +1 646 781 4213
erc.support@undp.org