Résilience des communautés et la cohésion sociale grâce à l'approche "village rural intégré vert"

Report Cover Image
Evaluation Plan:
2019-2023, Burundi
Evaluation Type:
Project
Planned End Date:
11/2020
Completion Date:
11/2020
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
30,000

Share

Document Type Language Size Status Downloads
Download document Final Evaluation du projet Mayengo 1[16492].docx tor French 67.80 KB Posted 273
Download document Rapport définitif d'évaluation du projet Mayengo .docx report French 609.70 KB Posted 3577
Title Résilience des communautés et la cohésion sociale grâce à l'approche "village rural intégré vert"
Atlas Project Number: 117793
Evaluation Plan: 2019-2023, Burundi
Evaluation Type: Project
Status: Completed
Completion Date: 11/2020
Planned End Date: 11/2020
Management Response: Yes
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2018-2021)
  • 1. Output 1.1.2 Marginalised groups, particularly the poor, women, people with disabilities and displaced are empowered to gain universal access to basic services and financial and non-financial assets to build productive capacities and benefit from sustainable livelihoods and jobs
  • 2. Output 1.4.1 Solutions scaled up for sustainable management of natural resources, including sustainable commodities and green and inclusive value chains
Evaluation Budget(US $): 30,000
Source of Funding: PNUD
Evaluation Expenditure(US $): 5,000
Joint Programme: Yes
Joint Evaluation: Yes
  • Joint with UN Agencies
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
Eloi Edouard Kwizera Consultant izereloiedouard@gmail.com BURUNDI
GEF Evaluation: No
Key Stakeholders: Ministères des droits de la personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre
Countries: BURUNDI
Lessons
1.
  • Les activités de cohésion sociale qui tiennent à intégrer les populations hôtes dans toutes les activités du projet est efficace pour l’amélioration de la cohésion sociale
  • L’intégration des activités économiques de groupes comme les VICOBA, et AGR, menés en associations bien structurées avec un niveau de gouvernance administrative et financière permet non seulement le renforcement économique mais aussi la cohésion sociale communautaire et partant un renforcement de la paix durable dans les communautés.
  • Les activités de consolidation de la paix doivent s’attaquer aux causes de la non-accès aux services sociaux de base mais aussi permettre un renforcement des capacités socioéconomiques des différentes couches de la société. 
  • Les activités de renforcement économiques et d’intégration économique des bénéficiaires doivent être précédé par des analyses préalables et approfondies des barrières socioéconomiques et culturelles spécifiques dans la zone d’intégration.
  • L’implication active des leaders locaux et administration centrale et communale induisent à un niveau d’efficacité élevé et facilite la mobilisation communautaire.
  • Les transferts des revenus par les cash for work couplés à des activités complémentaires telles que l’accompagnement dans le développement des AGR, sensibilisation sur la citoyenneté, cohésion sociale permet un développement de l’esprit entreprenariat et une mobilisation progressive des ressources pour les idées d’affaires, mais il faut une bonne communication et accompagnement de proximité pour que les bénéficiaires ne soient pas trop indépendante et développent un esprit critique et d’ analyse rigoureuse des opportunités viables et rentables selon les contextes socio culturelles et économiques de la zone
  • L’implication des populations locales dans la mise en œuvre des produits innovants comme cash for work induisent aussi à un transfert efficace des capacités et des connaissances.

Findings
1.
  1. Les principaux constats sur la pertinence du projet               

 

  1. Niveau de pertinence par rapport à  la prise  à l’ alignement  au contexte du pays et priorités nationales et des Agences des Nations Unies en termes de consolidation de la paix et cohésion sociale

Le projet s’inscrit dans la ligne des priorités et stratégies nationales. Les différents documents de stratégies nationales comme le PND 2018-2027 ; la stratégie nationale pour la réintégration nationale, Vision Burundi 2025, ODD de réduction de la pauvreté (ODD1), croissance économique (ODD8), paix et justice (ODD 16), égalité des sexes (ODD5) ; changements climatique (ODD13). PND 2018-2027 parle d’une économie inclusive et soutenue ce qui renforce l’aspect d’amélioration de la production et la prise en compte des aspects environnementaux de la mise en place des activités économiques.

Le projet s’aligne aux directives nationales de renforcement de l’unité nationale édictée dans la constitution nationale ; renforcement d’une économie résiliente objective ultime de PND 2017-2028, et renforcement de l’état de droit et protection sociale socle de la stratégie d’aide légale et de la protection sociale au Burundi.  De plus, les actions de renforcement des moyens subsistance des bénéficiaires par le renforcement des capacités de production (financement des AGR, formation en entreprenariat) cadre avec la vision et orientation stratégique de la politique nationale de l’emploi et le PND 2017-2028.

Les interventions du projet dans la fourniture de l’eau de puits s’alignent à la Stratégie Nationale de l’Eau 2011-2020, L’adoption des pratiques écologiques par l’introduction des foyers améliorés et le reboisement de la réserve ainsi que les alentours du village s’alignent à la Stratégie Nationale et Plan d’Action sur la Biodiversité 2013-2020, spécifié dans les axes d’interventions du Stratégie et le Plan d’Action National d’Adaptation au changement climatique (PANA).

Les interventions du projet s’alignent à la stratégie Nationale de Réintégration Socio - Economique des Personnes Sinistrées au Burundi ; Document de la Stratégie révisée sur la base des Solutions Durables et aux stratégies de ces agences et aux axes stratégiques du CPD 2019-2023

Les interventions d’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et droits, du niveau de revenu et de résilience socioéconomique des vulnérables, la cohésion sociale ainsi que l’amélioration des capacités de production agricoles s’alignent aux documents de planification stratégique des Nations Unies au Burundi.

 La mise en place de laboratoire d’ innovation des jeunes, la création des groupes de solidarité, formation professionnelle et travaux HIMO du projet répondent  aux défis  comme la promotion d’une croissance économique soutenue et créatrice d’emplois; s’alignent  aux orientations stratégiques identifiés dans la politique de l’emploi  spécifié dans l’ axe  5  et  le reboisement s’aligne aux directives nationales de protection de l’environnement et PND 2017-2028 dans son orientation stratégique 3. Les appuis aux AGR et renforcement de la création des VICOBA, groupements de solidarités qui sont des entreprises de l’économie solidaire, formation professionnelle et développement des travaux HIMO comme transferts de revenus, sont des mécanismes de protection sociale alignée à la stratégie nationale de protection sociale et s’aligne aux lois sur les ASBL et coopératives au Burundi.

 

 

  1. Niveau de pertinence par rapport à la prise e en compte des enseignements tirés d’autres projets pertinents dans la conception du projet

Le projet a développé ses interventions sur des acquis des interventions ultérieures en intégrant  plusieurs catégories des vulnérables dans la plupart des activités du projet, une des défiances qui a été remarqué dans quelques projet de réintégration socioéconomique des vulnérables, la prise en compte de la dimension genre dans l’organisation calendaire des activités du projet, invitation de couples dans les activités de sensibilisation sur le changement de comportement, développement d’ un mécanisme holistique de lutte contre les VBG combiné à un esprit de renforcement des espaces de diagnostic  et de tissages des liens sociaux basé sur des intérêts économique

  1. Niveau de pertinence par rapport à la prise en compte des perspectives des personnes clés dans le processus de conception et la mise en œuvre du projet

Le projet a initié sous la demande officielle lancé par le ministère ayant en charge la solidarité nationale dans ses attributions, de plus les visites et aussi sur les constats d’une mission tripartite du gouvernement, PNUD et la plateforme en charge de la prévention de risques et gestion des catastrophes.  Il a été coordonné par l’administration centrale a incité la participation active des leaders locaux, administration locale, institutions spécialisées ( Regideso, OBPE, CIEP).

  1.  Niveau de pertinence par rapport à l’adéquation des interventions aux besoins d’amélioration de l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et aux approches fondées sur les droits fondamentaux

Le projet a adopté une approche spécifique visant l’autonomisation des femmes et des jeunes. L’intervention du projet a permis de contribuer à la production des réponses aux besoins identifiés et aux problèmes qui hantaient la population cible.  Avant l’intervention,86,7% des femmes et filles bénéficiaires se sentaient exposées aux risques de violences sexistes tenant compte des types de logement et seulement 7,3% des bénéficiaires seulement 7,3% des femmes bénéficiaires se sentent exposées aux risques de violences sexistes ce qui montre une amélioration de la situation de protection contre les violences sexistes de 79,4%. En effet, la durée du projet n’a pas permis de changer tous les mécanismes socio culturels induisant à des pratiques de violences sexistes de plus que tous les sphères communautaires influentes dans la génération des pratiques sociales et culturelles n’ont pas bénéficié des sensibilisations sur la lutte contre les violences sexistes.

 

 

  1. A Niveau de pertinence par rapport à l’adéquation des interventions aux besoins des bénéficiaires et pertinence du projet au contexte du moment de l’élaboration du projet et au mandat du fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.

 

L’étude a révélé que 71,30%% des enquêtés ont évoqué qu’il se manifestaient des comportements irresponsables dans les jeunes sinistrés, et manque d’accès aux sources d’information fiable sur les comportements sexuels responsables pour 100% des bénéficiaires.  Actuellement, les interventions du projet ont permis un accès aux informations sur le comportement sexuel responsable soit une amélioration de 100%

Le taux de conflits dans les ménages et dans l’entourage était très élevé (82,30% et 87,90% pour les ménages dirigés par les femmes), mais grâce à la mise en place des agents de changements, diverses sensibilisations et formation dans le cadre du projet, le taux de conflits non pacifiquement résolus a sensiblement chuté de plus de 72,9% et de 73,3% pour les ménages dirigés par les femmes.

les résultats de l’évaluation ont révélé que 100% des bénéficiaires du village rural intégré vert ont un logement décent soit une amélioration de 100% d’ accès aux logements,  et  seulement 7,3% des femmes bénéficiaires se sentent exposées aux risques de violences sexistes, tandis que seulement 21,30% ( dont 23,70% filles et femmes ) sentent qu’ il y a existence  des comportements sexuellement et socialement irresponsables  des jeunes soit une amélioration d’adoption d’ un comportement sexuel et social responsable de plus de 70% et 65% pour les femmes. Les interventions du projet ont certes induit des améliorations de la sensibilité des  bénéficiaires sur la protection et lutte contre les violences sexistes mais le temps requis pour effectivement éradiquer un comportement socio culturel  doit etre assez long et de plus ces genres d’ intervention doivent viser à changer aussi le système socio culturel qui induisent aux pratiques de violences or les interventions du projet n’ ont pas durée assez long et n’ ont visé que très peu des personnes influentes dans la vie culturelle et sociale.

Le projet a permis de répondre aux besoins de cohésion sociale, 93,7% des enquêtés étaient confrontés avant l’intervention du projet aux problèmes de cohabitation non pacifique entre la population hôte   et réintégrés dans le VRI . Cette proportion était de 99% pour les femmes et 87% pour les hommes.  L’intervention du projet a induit une amélioration de la cohabitation pacifique à plus de 63,6% selon la perception des enquêtés. Ce taux est de 68.7% pour les femmes.

Avant l’intervention, 99,1% des bénéficiaires avaient des difficultés de se procurer des aliments sans la distribution alimentaire, et actuellement il est remarqué que seulement 41,3% (dont 61,70%) ont des difficultés de se procurer des aliments sans aide extérieure soit une amélioration de l’accès à l’alimentation sans distribution de 58% et 38% pour les femmes.  Cela étant expliqué que la réintégration économique des bénéficiaires n’est pas encore effective. Bien qu’il y a eu des interventions induisant à un développement d’un système de génération des revenus chez les bénéficiaires, le projet n’a pas pu s’attaquer aux barrières économiques et sociaux et culturels qui limitent la participation effective des bénéficiaires dans la vie économique comme les autres membres de la communauté. Cette localité de Mayengo est située dans une région dont les investissements agricoles et dans la pèche sont gérés par des grands terriens ayant pu instaurer un système de monopole et de contrôler de ressources, ce qui limitent d’une part l’intégration économique des sinistrés de Mayengo.

Les interventions du projet ont de répondre aux problèmes de manque de capacités de génération des revenus, en effet,99,7 % des bénéficiaires réintégrés dans le VRI vert de Mayengo avaient un problème d’accès aux ressources de production cette proportion était de 99,9% pour les femmes

En effet, la situation d’après projet révèle que l’exposition aux problèmes de manque de capital a diminué de -44,7% et ce taux est de 46,2% pour les femmes.

En effet, l’analyse rétrospective de la situation d’avant-projet a révélé que les bénéficiaires du projet vivaient dans un environnement malsain, dans des abris temporaires dont l’accès à la terre, logement décent et services sociaux était très problématique. Ils étaient dans une situation d’urgence humanitaire sans capacités de se faire.  En effet, 100% des personnes des bénéficiaires enquêtés ont révélé qu’ils n’avaient pas accès à logement décent, 99,1% (dont 99,70% des femmes). Les activités de reboisement des sites forestiers et traçage des caniveaux aux alentours du VRI permet une réduction des risques de catastrophes, qui avait fait l’objet de déplacement dans leur lieu de résidence avant les catastrophes.

Les interventions du projet ont permis de répondre aux besoins de toilettes décentes dans les 12 établissements, qui permettent une amélioration non seulement des revenus mais aussi des fumures organiques. D’autre part, le projet a permis de réduire le besoin en bois de chauffage de plus de 75,7% dans les ménages bénéficiaires des foyers améliorés.

 

  1. Pertinence de l’approche choisie et les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs du projet

Le projet a combiné l’approche d’appui direct et de filets sociaux mais aussi par une approche d’autonomisation et d’incitation à l’auto-développement combinant aussi une approche participative et inclusive dans le choix des bénéficiaires ainsi que des méthodes innovatrices.

Le projet a identifié des partenaires opérationnels tels que, PEAB, COPED , CRB, ABUBEF, actifs dans les zones d’ intervention ayant un cachet communautaire et une expertise dans les domaines d’ intervention  leur attribués L’implication des services déconcentrés de l’ Etat  et des ministères sectoriels actifs dans les domaines d’ intervention du projet (CDFC , médecins chefs de districts) ainsi que les institutions spécialisés dans les domaines spécifiques (   CIEP, , REGIDESO, OBPE) a permis de produire des réponses spécifiques aux problèmes dans leur domaine d’ intervention avec  un niveau d’ expertise généralement appréciable.  . Les partenaires ont été identifiés tenant compte de leur niveau de compétences et les capacités techniques, opérationnelles et organisationnelles, assises communautaires mais par leur niveau de performance manifestée lors des interventions similaires antérieures

 

  1. Pertinence par rapport à la prise en compte de l’aspect genre dans l’identification des bénéficiaires

Le projet avait édifié au préalable de critères de sélection des bénéficiaires sensibles au genre (quotas des femmes dans les bénéficiaires).  Les cadre de suivi évaluation et le rapportage étaient sensibles au genre.  La proportion des femmes dans les bénéficiaires est élevée (plus de 59,7%).

B

  1. Principaux constats sur l’efficacité du projet  

L’évaluation de l’efficacité du projet s’est focalisée sur l’analyse du niveau de performance du projet en termes de réalisation des produits et effets, les facteurs de succès ou d’échecs, l’efficacité des stratégies de partenariat, et de pilotage du projet.

  1. Analyse de la contribution de la structure de gestion du projet à l’efficience

L’analyse du taux d’achèvement des activités du projet montre une meilleure performance globale du projet. En effet, le taux de réalisation des résultats planifiées et d’atteinte des indicateurs d’activité du projet est de 109,7%. L’analyse de la logique d’intervention du projet et des processus de production des changements induits par le projet montre une combinaison d’approche de filets sociaux (travaux HIMO ; distribution des foyers améliorés, appui aux AGR) et d’auto-développement (création de groupes de solidarité, VICOBA, et groupement d’intérêt économique).  Ces interventions ont permis de renforcer les capacités économiques des bénéficiaires mais aussi les capacités de génération des revenus et l’amélioration des niveaux de vulnérabilité. Le projet a aussi utilisé des formations actions dans les métiers et dans la fabrication de compost, ce type d’approche sont efficaces.

  1. Analyse du niveau d’affectation rationnelle de l’utilisation des ressources humaines et financières du projet et du coût efficacité

Les interventions du projet ont permis de contribuer à la réalisation des objectifs et aux orientations stratégiques du CPD 2019 -2023 du PNUD. Par l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base comme l’éducation le projet a contribuer à la réalisation de la priorité 2 du CPD 2019-2023 de l’UNICEF,  distribution des foyers améliorés , la promotion de la  production de compost à partir des ordures ménagères, le projet a permis une amélioration de la biodiversité, et une préservation de la nature mais aussi une protection de village et de la localité contre la déforestation et a contribué à un renforcement de la résilience des communautés face au changement climatique et aux risques de catastrophes naturelles qui est la troisième priorité de CPD 2019-2023 du PNUD.

HIMO et appuis financiers aux groupements d’intérêts économiques formés ainsi que la formation professionnelle dans la couture, savonnerie, maroquinerie et salon de coiffure, le projet a permis aux groupes vulnérables de renforcer les capacités de génération de revenus, esprit d’entreprise et de transformation et commercialisation, ce qui a contribué à la réalisation de l’objectif 2 et priorité 2 du CPD 2019-2023 du PNUD

Par la création des groupes de solidarité des adolescents, VICOBA incluant les jeunes et la formation sur les métiers mais aussi la mise en place d’un centre communautaire équipé avec des modules de sensibilisation, le développement des laboratoires d’innovation des jeunes pour créer et concevoir des projets d’auto développement, le projet a contribué à rendre les jeunes économiquement actives ce qui induira à une optimisation des dividendes démographiques, la construction d’ un centre  intégré à Mutambara a induit l’ amélioration de l’ accès aux services de prévention et de traitement  des effets de violences sexuelles et sexistes, qui sont les orientations de la réalisation 3  et 2  et 1 de CPD de l’ UNFPA.

Le projet a manifeste des meilleurs résultats dans une implication effective des agents de changements dans la résolution pacifique des conflits et dans la consolidation des relations sociales.  Les jeunes formés s’investissent dans la sensibilisation sur l’adoption des bonnes pratiques familiales., habitat décent avec l’accès l’ eau et environnement sûr, laboratoires d’ innovation , savonnerie et centre des jeunes et centre intégré alors que les VICOBA et action de renforcement de la résilience économique par les AGR, groupements d’ intérêts économiques , compostage n’ ont pas apporter des résultats appréciables

Analyse du niveau de clarté, faisabilités des objectifs et les produits du projet

Le projet a identifié des actions et interventions clarifiée dans le document du projet. Des indicateurs de résultats ont été identifiés et clairs et atteignable. En effet, le taux d’atteinte des indicateurs est de 99,08%. Mais le projet n’a pas développé des indicateurs d’effets. De plus, le projet n’a pas procédé à une formelle étude de base pour évaluer l’évolution des effets des interventions.

  1. Analyse du niveau de participation des parties prenantes dans la gestion et mise en œuvre du projet

Le projet a permis une parfaite participation de l’administration centrale et locale. L’ implication active de la coordination par la Direction Générale de Réintégration des Sinistrés, du ministère de tutelle des interventions ainsi que la tenue  régulière des activités de suivi (Visite de terrain, réunion de coordination, atelier, revues périodiques etc.) au niveau centrale combiné à l’ adoption de la planification conjointe des interventions à travers un plan de travail conjoint au niveau centrale a permis la participation des ministères de tutelles et les Agences des Nations Unies impliqués dans le projet. Mais au niveau local, sur terrain, il y avait un manque de coordination des interventions et harmonisation des approches par les partenaires d’exécution.

  1. Amélioration de l’environnement de protection et de prévention des violences sexistes

Le projet a pu contribuer aux changements de mentalités des hommes et jeunes garçons sur leur perception sur la vie des femmes. Grace aux sensibilisations, et mis en place de centre intégré de prise en charge holistique de Mutambara, agents de changements formés, plateformes et réseaux de groupes de solidarité, les habitants changent d’attitudes envers les femmes et manifestent une attitude positive sur le partage des responsabilités dans les ménages. Le fait que les femmes et leurs maris étaient invités dans les formations, séminaires et ateliers de sensibilisation sur les différents aspects a permis que les hommes soient sensibles aux violences faites aux femmes.   En effet, la mise en place du centre intégré de prise en charge holistique de Mutambara a permis une amélioration de l’accès aux services multiples (services psychosociaux, médicaux, judiciaires et réintégration) des victimes de violence. Bien que ce centre était à ses débuts, il a été clarifié par les parties prenantes (CDFC, Administration collinaire et communale) que ce centre constitué un endroit idéal pour l’offre des services spécialisés mais aussi va permettre de développer des mécanismes de riposte et de prévention des actes de violences sexistes dans la localité. Signalons qu’un centre pareil qui était disponible à MaKamba était loin des bénéficiaires qui trouvent assez de difficulté d’y accéder.

  1. Le projet a induit une amélioration de la participation des femmes dans la gestion des biens familiaux, contribution dans les dépenses et entretien financier du ménage et estime de Soi.

A

Principaux constats sur analyse de l’efficience du projet 

L’évaluation de l’efficience du projet a analysé le niveau d’optimalité dans le projet et l’adéquation des ressources disponibilisées dans le projet aux besoins du projet et proportionnellement allouées. De plus l’évaluation de l’efficience a porté à une analyse de l’adéquation des résultats obtenus aux ressources engagés, mais aussi une analyse de la performance de la structure de gestion du projet.

L’analyse des taux d’atteinte des indicateurs d’activité a été de 99,08% comparé au taux d’utilisation du budget de 99,9%% montre que le taux d’efficience du projet a été de 99,9%.

Le niveau d’efficience est plus élevé pour le résultat 2 (119,4%), suivi du résultat 4 (111,1%) et résultat 3 (105,3%). Il est remarqué un niveau d’efficience la plus faible pour le résultat 1. Le ratio d’efficience de 59,2% est expliqué par l’inefficacité de systèmes de référencement, une faible motivation des prestataires des services de protection et prévention de GBV, bien que ces prestataires étaient sensibilisés. L’analyse de la répartition budgétaire par produit montre une prédominance budgétaire des interventions de renforcement de l’accès aux opportunités économiques durables (38%) du budget, ce qui est tout à fait efficient tenant compte que les déterminants de la bonne inclusion des bénéficiaires devraient réalisés à travers un renforcement économique des ménages et la promotion des activités économiques rentables et durables. Par ailleurs, le niveau d’efficacité observé pour ce résultat 3 est appréciable (111,70%) ce qui expliqué le taux d’efficience de 105,3%.

Le deuxième poste budgétaire le plus important concerne le résultat 4 qui comprend la construction qui  visait à ce que   les personnes déplacées à l’intérieur du payes (femmes , hommes filles et garçons ) et les communautés affectées par le déplacement ont accès à un environnement sur ( y compris les ressources naturelles et aux ressources en eau) à des maisons de qualité inférieures, a des services sociaux de base et à une énergie durable et propre, celui-ci occupé 29% du budget, ce qui est pertinente tenant compte de l’ importance des logements décents et la protection des risques et catastrophes. Ce volet comprend aussi les opportunités d’accès aux revenus par cash for work.

L’analyse de la répartition des ressources du projet par volet ou résultat montre qu’une part importante des ressources a été alloué au résultat 3 concernant l’amélioration de l’accès aux opportunités économiques (38%).  Cette répartition est d’une part pertinente aux contextes surtout que les vulnérables et rapatriés, et sinistrés réintégrés dans le VRI de Mayengo n’avaient pas de capacités de mobilisation des ressources économiques.

B

  1. Principaux constats sur la durabilité ; appropriation nationale, pérennisation des actions du projet.

L’évaluation de la durabilité, appropriation nationale et pérennisation des actions du projet a été effectuée en analysant si la mise en œuvre du projet a respecté les principes clés du développement dont l’appropriation nationale et les mécanismes de durabilités des résultats. L’évaluation a analysé le niveau d’implication des acteurs nationaux dans la définition et la mise en œuvre du projet, l’atteinte des capacités de gestion des coopératives et les mécanismes de pérennisation des actions du projet mise en place.

Bien que le projet ait produits des résultats satisfaisants dans le renforcement de l’accès aux services sociaux et droit et renforcement de niveau de bien-être économique et sociale des bénéficiaires induisant à une amélioration de la cohésion sociale et réintégration des rapatriés, DPI et communautés affectées par les déplacement, des mécanismes de mobilisation des ressources dans les communes et au niveau centrale ne sont pas capables de mobiliser les moyens financiers et techniques indispensables pour la poursuite de produit du projet.

Le gouvernement a aussi une ligne budgétaire pour les prestations sociales au sein du ministère de la solidarité mais ce budget est national et le volume de besoins est supérieur aux budgets disponibles. Les structures communautaires mis en place (groupements d’intérêts économiques, VICOBA, groupes des formés en métiers divers) ont des mécanismes internes de mobilisation de l’épargne et ressources pour pérenniser leurs activités. Cela permettant une pérennisation des activités d’intégration économiques des bénéficiaires par le biais de ces structures.

Le centre de prise en charge holistique de cas de VBG de Mutambara étant équipé et mis sous la responsabilité des ministères sectoriels via ses structures décentralisées, il est tout à fait logique que les interventions de ce centre seront pérennes de tant qu’elles sont intégrées dans les structures qui gèrent les autres centres intégrés du pays.

L’essentiel d’équipement du centre communautaire ayant été mis en place, les besoins sont minimes pour compromettre que les services de ce centre communautaire continuer à être offert. Le niveau de leadership des jeunes leaders responsables du centre est un atout pour la pérennisation des services de ce centre des jeunes, de plus, la forte attirance des outils TIC, (Ideas cubes, outils de sonorisation) et organisation des clubs pouvant aussi mobiliser les ressources sont des enclins de pérennisation des acquis de ce centre.

Le projet a bien intégré les communautés hôtes dans les interventions du projet ce qui a fortement réduits les risques sociaux pouvant limiter l’intégration sociale des bénéficiaires dans la communauté. De plus, le fait que les ménages des alentours peuvent exploiter les services (centre jeunes, écoles, centre de Mutambara) mis en œuvre par le projet ainsi que puiser de l’eau dans le village réduit les probabilités des tensions sociales entre les habitants du village et les communautés environnantes. Mais, il a été remarqué une faible maitrise des contextes socio culturelles de la zone par les bénéficiaires qui ont tendance à se former comme un groupe à part, appartenant aux intervenants au lieu de se tourner vers les groupes d’influence actifs dans la communauté pour briser les barrières socio culturelles limitant leur intégration socio culturelle.

Le projet a induit une agroforesterie, une afforestation, un aménagement des caniveaux ou a procédé à la protection des bassins versants par le traçage des caniveaux. Le projet a induit l’adoption des foyers améliorés qui induisent à une réduction notable d’utilisation de bois de cuisson et partant l’amélioration de séquestration de carbones. Par la mise en place de compostage, le projet a initié des mécanismes de recyclage et valorisation des déchets ménages mais, ce système de compostage n’est pas encore opérationnel bien que l’infrastructure appropriée a été mise en place.

Le niveau d’appropriation de la mise en place des structures communautaires créées (plateformes, VICOBA, groupement d’intérêt économiques, groupements autour d’AGR et groupements d’artisans formés est faible surtout que la plupart de ces entreprises et groupements ne sont pas enregistrées et ont un niveau de capacités organisationnelles et opérationnelles assez précaire. La plupart d’entre elles ne sont ni enregistrée dans la commune ni à l’Agence de la promotion des Investissements.  L’approche de laboratoire d’innovation initiée dans le projet n’est pas totalement adoptée par les structures déconcentrées qui sont chargé d’assurer la provision des services dans le village (CDFC et administration locale).

Le projet a mis en place des mécanismes de pérennisation des résultats du projet 

  1. Mise en place des structures de gestion du village reconnu par l’administration locale
  2. Mise en place des structures de gouvernances des groupements d’intérêts économiques, groupes de solidarité ; VICOBA créées
  3. Implication et remise des actions et résultats du projet à l’administration locale

 

B

  1. Principaux constats sur les effets induits/impact du projet 

 

L’évaluation de l’impact et effets des interventions du projet a été faite en analysant les changements induits par le projet dans la vie socio-économique des bénéficiaires, les effets des interventions du projet sur la promotion de la cohésion sociale, renforcement de la résilience socioéconomique bénéficiaires aux Burundi et l’amélioration de l’accès aux droits et services sociaux grâce à l’intervention du projet pour une réintégration sociale des rapatriés pour une paix durable.

Effet induit par le résultat 1 : les communautés déplacées et celles affectées par le déplacement, en particulier les femmes et les filles ont amélioré l’accès aux droits fondamentaux, à la gestion holistique de la violence sexiste, y compris la prévention et à l’optimisation du dividende démographique

  1. Amélioration de l’accès aux droits fondamentaux

Les interventions du projet (sensibilisation, renforcement de la cohésion sociale, amélioration de l’accès aux logements et routes, …) ont induit une amélioration du niveau d’amélioration  de l’ égalité de femmes et hommes (100%), droit de liberté et de participation publique (53,8% des femmes),  droits à un logement décent, accès aux soins de santé, formation professionnelle, et information  (100%), liberté totale chez les femmes dans la gestion autonome de leurs biens  de 38,5% selon le niveau de perception de femmes et 72,9% selon les hommes mais ce qui manifestent que les hommes n’ont pas pu parfaitement changer leur manière de percevoir le rôle et responsabilité des femmes dans la gestion des biens familiaux.

 

  • Amélioration de l’accès aux services sociaux

Les résultats de l’évaluation ont révélé que les interventions du projet ont induit une amélioration de l’accès aux services sociaux (soins de santé, éducation des enfants, information sur la santé sexuelle et de la reproduction, justice) à plus de 84,62% des bénéficiaires. L’analyse genre d’amélioration de l’accès aux services sociaux montre que la proportion des femmes qui sentent que l’accès aux services sociaux est amélioré est 8% plus élevée que la moyenne

Le projet a permis une réduction des barrières à l’accès aux services sociaux de prise en charge spécialisées services médicaux, services juridiques, services psychosociaux,). En effet, les interventions du projet ont induit une amélioration de l’accès à l’information sur les services sociaux de prise en charge spécialisés (services médicaux, services juridiques, services psychosociaux, services de réinsertion socio-économique) de plus de 82,2% pour tous les bénéficiaires et de 14,8% pour les femmes. La qualité des services de prise en charge spécialisés (services médicaux, services juridiques, services psychosociaux, services de réinsertion socio-économique) a augmenté de 32,8% pour tous les bénéficiaires (et 18,2% pour les femmes), augmenté l’accès aux services spécialisées disponible des services spécialisées de 42,8%, ( 34% chez les femmes),amélioré le respect des principes de confidentialité par les prestataires de plus de 32,8% et de 27,5% pour les femmes, contribué à la diminution de la peur de 62,8% pour tous les bénéficiaires et 26,7% pour les femmes, amélioré le niveau de disponibilité des services spécialisés de plus de 12,8% (43%) pour les femmes.

  • Amélioration de la scolarisation des enfants ( accès à l’ éducation )

En effet, 83,7% des bénéficiaires (hommes et femmes) et 89,7% des femmes bénéficiaires enquêtées ont payé des frais de scolarité aux enfants. En moyenne, 56787 francs Burundais ont été payés annuellement pour les frais de scolarité des enfants en provenance des revenus tirés des AGR, VICOBA, et AGR appuyés, perdiems des séminaires et produits des métiers essentiellement la savonnerie (.456713 francs Burundais pour les ménages dirigés par les femmes.

  • Amélioration de l’alimentation des membres du ménage  ( droit à l’ alimentation)

En moyenne 99,7% des bénéficiaires (tous) et 100% des femmes appuyés enquêtés ont dépensé en moyenne 66127,9 francs Burundais (45317 Francs Burundais   pour les femmes) des revenus tirés des travaux cash for work, VICOBA, appui aux AGR, et perdiems des séminaires, revenus des métiers etc. dans l’alimentation des membres de ménages mensuellement.

  1. Amélioration des mécanismes communautaires de prévention et de protection contre les violences sexistes
  • Amélioration de l’accès aux services de protection et de lutte contre les violences sexistes.

Le projet a induit une amélioration de l’accès aux services de protection et de lutte contre les violences sexistes. Les réseaux des jeunes des groupes de solidarités sont en activité et font aussi bien le référencement et la sensibilisation communautaire. Des cas des conflits familiaux sont résolus suite à leur intervention. Les jeunes ont adopté un comportement responsable. Les jeunes formés ont mis en place de comite de gestion pour régler les conflits et renforcement de la cohésion sociale.

  • Amélioration du système de gestion holistique de la violence sexiste y compris la prévention

Les interventions du projet ont permis une réduction des violences sexuelles aussi bien dans les ménages qu’à l’extérieur des ménages de plus de 76,2% ( de plus 64,6% selon les femmes), contribué à l’ l’élimination des discriminations sociales, à une insertion des femmes dans toutes les activités et organes de prises de décisions de plus  53,8 %  et de  59,2% selon les femmes, une réduction des conflits familiaux (76,2%) et 75,9% pour les femmes, taux de grossesse non désirée à un niveau de 30,8% (43,1% si on considère la conception des femmes).

  • Amélioration du niveau de sécurité contre les VBG dans les lieux publics et les lieux de travail

Les interventions du projet (construction du village, alimentation en eau potable, et sensibilisation communautaire) ont positivement amélioré le niveau de sécurité des femmes de 84,62% contre les violences dans leur maison d’habitation soit une augmentation de plus de 215%,contre les violences dans les champs (92,31%) soit une amélioration de 96%, contre les violences dans les points d’eau, latrines ou douches (92,31%) soit une amélioration de plus de 357%, contre les violences sur les routes, dans les forêts quand elles vont collecter de bois (92,31%) soit une amélioration de 73%.

  1. Mise en place de mécanismes de gestion optimale de dividende démographique

 

  • Développement d’un système d’exploitation de la force productive des jeunes et des adolescents

Par la création d’un centre jeunes et le développement d’un mécanisme de promotion de développement des AGR et groupes d’épargne et crédit chez les jeunes, le projet a induit une exploitation de la force active des jeunes pour leur autopromotion. Le projet a permis une mise en valeur des capacités de production des populations et aussi bien des jeunes par le développement des groupes d’épargne des jeunes, appui en formation professionnelle des jeunes et adultes ce qui induit une amélioration des capacités de génération des revenus. Mais le taux d’amélioration des revenus n’est pas si élevé, seulement, ce taux est de 23,1% pour tous les bénéficiaires et 30% pour les femmes. Le taux d’exposition aux maladies a diminué de 30,8% (cette proportion est de 60,6% pour les femmes).

  • Promotion de l’autonomisation des femmes

Les interventions du projet ont contribué à la participation des femmes dans la gestion des choses publiques et familiale et contribué à l’autonomie et renforcement de l’indépendance économique des femmes. Les résultats de l’évaluation ont montré que 73,8% des bénéficiaires perçoivent que le projet a amélioré le niveau d’indépendance économique des femmes, et leur participation active dans la gestion des biens familiaux et publics. Cette proportion est de 91,5% si on considère seulement les femmes, le niveau d’autonomie financière bien que le taux de renforcement de leur niveau d’autonomie est très faible (38,5%)

Effet induit par le résultat 2 : La cohésion sociale entre les communautés déplacées et affectées par le déplacement est renforcée par la mise en place de  plates formes de dialogue et de réseaux de résolution des conflits sensibles à l’âge et au genre

  1. Renforcement des interrelations entre les membres des communautés
  • Amélioration de la participation des bénéficiaires dans la vie socioéconomique des ménages et de l’entraide sociale

Les membres des VICOBA, groupements d’intérêts économiques, les groupes personnes formés dans les métiers font des épargnes et crédits, et dans leurs groupements, certains ont des fonds de solidarité pour s’entraider mutuellement, d’où le renforcement de l’interrelations et de niveau de solidarité communautaire et par conséquent une amélioration de la réintégration socioéconomique dans les communautés et partant une consolidation de la paix. Une augmentation des dépenses de 3797,9 francs Burundais a été réalisé dans l’amélioration des conditions socioéconomiques des 61,7% ménages bénéficiaires, ce montant est de 27146,7 pour les 70,5% des femmes qui ont augmenté leur niveau de participation dans la vie    socioéconomique des ménages.

  • Renforcement social des bénéficiaires

L’analyse de la participation communautaire comme indicateur de renforcement sociale des ménages bénéficiaires montre une nette amélioration de la participation des bénéficiaires dans la vie communautaire. En effet, le taux d’exclusion communautaire des bénéficiaires a été réduit de 100%, tandis que la proportion des bénéficiaires participant dans les unions d’échanges communautaires sur la résolution pacifique des conflits, réunions communautaires a augmenté de 191,62, le taux d’ exclusion dans l’ espace d’ information sur la prévention et réponse des violences sexuelles et basées sur le genre a diminué de plus de 94,15% tandis que le taux de ménages  bénéficiaires  participant régulièrement dans les espaces d’ information sur la prévention et réponse des violences sexuelles et basées sur le genre a augmenté de 260,8%.

  1. Renforcement des mécanismes de gestion et prévention pacifiques des conflits

La plateforme des groupes des jeunes ainsi que les agents de changements formés ainsi que les sensibilisations fates sur les thématiques en rapport avec la gestion des conflits et résolution pacifique des conflits a permis une amélioration d’un mécanisme communautaire de gestion et prévention et résolution pacifique des conflits.  De plus l’effectif des litiges  porté s à la justice est réduit grâce à ce mécanisme de conciliation communautaire.

Effets induits par les interventions du Résultat 3 : Les personnes déplacées Interne (en particulier les femmes, les jeunes) et les communautés hôtes (les personnes les plus vulnérables) ont accès à des opportunités économiques vertes ou durables

  • Amélioration de l’autonomisation des vulnérables et des revenus des ménages

Les interventions du projet ont permis une amélioration des revenus des ménages de 23,1% pour les bénéficiaires du projet (et 30,0% pour les femmes). Mais le revenu moyen mensuel par ménage de 64 996,0 francs Burundais est très faible tenant compte des conditions de vie de la zone, et du fait que les ménages doivent dépenser une grande partie de ce revenu dans l’alimentation, De plus, il est constaté que seulement 56% des bénéficiaires ont augmenté leur revenu, alors que 8% des bénéficiaires n’ont pas connu aucun changement de revenu et 36% des bénéficiaires ont connu une diminution de leur revenu.

 Aussi, le taux de viabilité économique des AGR et VICOBA est remis en cause sauf la savonnerie mise en place par les artisans formés par CHASAA, les autres unités ne sont pas très rentables. Les AGR développés n’ont pas bien analysé les conditions socio culturelles et économiques de l’environnement des affaires dans la zone.

En effet, l’ essentiel des revenus des bénéficiaires étaient issus des paiements des travaux HIMO et des perdiems lors des formations, les bénéficiaires n’ ont pas pu efficacement développer assez d’ activités économiques qui peuvent les permettre une génération de revenus équivalent ou supérieur au revenu qui étaient mobilisés avant les catastrophes, de plus les bénéficiaires encourent actuellement plus de dépenses alimentaires qui étaient des lors couvertes par la production du ménages , ce qui diminué les capacités d’ investissement et le niveau de revenu net des ménages.

  • Amélioration du mouvement associatifs et création d’entreprises sociales des bénéficiaires

L’enquête des bénéficiaires révèle que 87,7% des   bénéficiaires (hommes et femmes) et 95% des femmes bénéficiaires enquêtées affirment que le projet a induit un renforcement du mouvement associatif et la création des entreprises sociales des bénéficiaires. 

  • Amélioration du niveau de renforcement économique des ménages

L’analyse de résultat d’enquête a montré que le taux d’accès aux systèmes d’épargne et crédit (crédit rotatif, VICOBA, groupement d’intérêt économique, épargne obligatoire lors des travaux HIMO) a passé de 11,3% à 99,9% soit une augmentation de 784%. Cela induit à un renforcement économique des ménages

  • Amélioration des capacités d’investissement des bénéficiaires appuyés

Tableau : type d’investissement développé grâce aux revenus tirés des activités diverses du projet et AGR développés grâce aux dividendes directes du projet.

Indicateurs

Montant Tous bénéficiaires

Investissment en %

Montant  femmes  s

 % par rapport à l’investissement annuel

Homme et femmes  en %

Femmes  en %

Revenu annuel  brut par 

779952

 

  553 765,92  

 

 

 

Investissement annuel

294023

37,7%

 164 468,48  

29,7%

 

 

Investissement agricole

93793,337

31,9%

    92 760,22  

56,4%

59,3

69,7

Investissement en élevage petit bétail

185822,536

63,2%

    69 405,70  

42,2%

71,2

87,3

petit commerce

13819,081

4,7%

       1 973,62  

1,2%

41,21

23,7

Autres

588,046

0,2%

           312,49  

0,19%

17,9

4,7

 

Effet du résultat 4 : Les personnes déplacées Interne (femmes, hommes filles et garçons) et les communautés affectées par le déplacement ont accès à un environnement sur ( y compris les ressources naturelles et aux ressources en eau) à des maisons de qualité supérieure, à des services sociaux de base et à une énergie durable et propre

Le projet a permis une amélioration des conditions de logements à 100% des bénéficiaires. Le raccordement en eau a induit une diminution de maladies, le cout d’acquisition de l’eau potable a fortement diminué et le temps alloué à la recherche de l’eau a fortement diminué.  Les maladies liées au mains sales et manque d’eau potable ont diminué, et le bien-être s’est amélioré pour 84,6%. Grace aux foyers amélioré, Le projet a induit une réduction d’utilisation du bois de cuisson de plus de 75,9%, ce qui a un effet non seulement sur la réduction de temps de collecte de bois, mais aussi l’action humaine contre l’environnement.

L’analyse genre montre que par les interventions du projet ayant permis une amélioration de l’accès à l’eau potable dans le village, et l’accès aux systèmes de chauffage moins exigeants assurés par la disponibilisation des foyers améliorés. Le projet a induit une réduction des tâches ménagères et partant permis une réduction des charges des femmes. En plus, cela a permis une réduction de risque de violences sexistes lié à la fréquentation des endroits moins protégés pour la recherche de l’eau (comme le lac).

Le projet a permis un reboisement et une amélioration de la flore environnant le village, les collines d’alentours ont été protégés par un développement d’une agroforesterie, bien qu’il était très top pour percevoir les effets du reboisement, les arbres plantent restent important dans la protection du sol, restauration de la fertilité et de protection de bassins versants.

 

Bien que le projet avait initié les travaux d’électrifier le site de Mayengo, il a été remarqué que le raccordement à l’électricité n’est pas encore effectif. L’alimentation du courant électrique dans les maisons des bénéficiaires n’est pas encore faite ce qui limite l’accès aux courants électriques.


Recommendations
1

Adopter des études et analyse socio culturelles et économiques spécifiques à la zone d’intervention pour les activités visant à développer les capacités économiques viables et durables des bénéficiaires

2

Intégrer des aspects de renforcement économique par des vulnérables et rapatriés et sinistrés en les intégrant dans les autres groupes communautaires existant pour renforcer non seulement les relations sociales mais aussi les relations d’intérêt économique entre déplacé, vulnérables et autres populations hôtes.

3

Continuer à impliquer les services déconcentrés de l’état dans les activités de développement pour faciliter l’appropriation et la durabilité des acquis du projet, et du renforcement des capacités des structures locales en capacités de mobilisation des ressources suffisantes pour assurer la continuité des interventions du projet.

4

Développer une synergie de coordination des interventions aussi bien au niveau central qu’au niveau des agents de terrains

5

Les projets visant le changement de comportement des communautés devraient être exécuté pour un délai raisonnable d’au moins 3 ans pour permettre de poursuivre le processus de changement de comportement des bénéficiaires afin d’atteindre l’objectif visé, et aussi élargir les nombres de bénéficiaires.

1. Recommendation:

Adopter des études et analyse socio culturelles et économiques spécifiques à la zone d’intervention pour les activités visant à développer les capacités économiques viables et durables des bénéficiaires

Management Response: [Added: 2020/12/20]

Acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Une étude d'impact socioéconomique a été menée par ISTEEBU
[Added: 2020/12/20]
Pascal Mukanya 2020/07 Completed Une étude a été finalisée et le rapport existe
2. Recommendation:

Intégrer des aspects de renforcement économique par des vulnérables et rapatriés et sinistrés en les intégrant dans les autres groupes communautaires existant pour renforcer non seulement les relations sociales mais aussi les relations d’intérêt économique entre déplacé, vulnérables et autres populations hôtes.

Management Response: [Added: 2020/12/20]

Accptée 

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Les aspects de de renforcement économique par des vulnérables et rapatriés et sinistrés en les intégrant dans les autres groupes communautaires existant pour renforcer non seulement les relations sociales mais aussi les relations d’intérêt économique entre déplacé, vulnérables et autres populations hôtes seront intégrés dans les prochaines interventions du PNUD
[Added: 2020/12/20]
Marie Ange 2023/12 No Longer Applicable [Justification: Pas d’interventions pour le moment dans le domaine ]
3. Recommendation:

Continuer à impliquer les services déconcentrés de l’état dans les activités de développement pour faciliter l’appropriation et la durabilité des acquis du projet, et du renforcement des capacités des structures locales en capacités de mobilisation des ressources suffisantes pour assurer la continuité des interventions du projet.

Management Response: [Added: 2020/12/20]

Acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Le COPIL du Projet est convoqué pour l'implication de toutes les parties prenantes
[Added: 2020/12/20] [Last Updated: 2021/06/01]
Louis Guemou 2020/12 No Longer Applicable [Justification: Le projet a été cloturé ]
History
4. Recommendation:

Développer une synergie de coordination des interventions aussi bien au niveau central qu’au niveau des agents de terrains

Management Response: [Added: 2020/12/20]

Acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Les actions de coordination ont été initiés( le suivi conjoint, les ateliers de planification....), le COPIL tenu
[Added: 2020/12/20]
Louis Guemou 2020/12 Completed
5. Recommendation:

Les projets visant le changement de comportement des communautés devraient être exécuté pour un délai raisonnable d’au moins 3 ans pour permettre de poursuivre le processus de changement de comportement des bénéficiaires afin d’atteindre l’objectif visé, et aussi élargir les nombres de bénéficiaires.

Management Response: [Added: 2020/12/20]

Acceptée

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
La recommandation sera prise en compte dans les pochaines interventions
[Added: 2020/12/20]
Programme 2023/12 No Longer Applicable [Justification: pas d'interventions dans le domaine ]

Latest Evaluations

Contact us

1 UN Plaza
DC1-20th Floor
New York, NY 10017
Tel. +1 646 781 4200
Fax. +1 646 781 4213
erc.support@undp.org