APPUI A LA SECURISATION ELECTO

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Evaluation Plan:
2006-2007, Congo DRC
Evaluation Type:
Project
Planned End Date:
05/2007
Completion Date:
07/2007
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
50,657,000

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Title APPUI A LA SECURISATION ELECTO
Atlas Project Number:
Evaluation Plan: 2006-2007, Congo DRC
Evaluation Type: Project
Status: Completed
Completion Date: 07/2007
Planned End Date: 05/2007
Management Response: Yes
Focus Area:
  • 1. Democratic Governance
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2018-2021)
Evaluation Budget(US $): 50,657,000
Source of Funding:
Joint Programme: No
Joint Evaluation: No
Evaluation Team members:
Name Title Nationality
Team Leader
GEF Evaluation: No
Key Stakeholders:
Countries: CONGO DRC
Lessons
Findings
Recommendations
1 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS -Pertinence. Par décret présidentiel, la PNC, a été désignée comme structure de mise en oeuvre du projet SPEC. Face à ses insuffisances structurelles et professionnelles, la mise sur pied du projet SPEC a été dans un pays sans expérience électorale, une décision judicieuse et indispensable afin de renforcer les capacités institutionnelles de la PNC. -Modalités. Le gouvernement de transition de la RDC et les partenaires internationaux ont réfléchi ensemble pour trouver le meilleur schéma en vue de mettre en oeuvre le projet. La conduite des opérations du projet devait être faite par le GTSE dirigé par un officier de la PNC, assisté par le Gestionnaire du Projet du PNUD. Les bailleurs de Fonds étaient associés au projet en qualité de membres du Comité de Pilotage et du GTSE. Ainsi, le Gouvernement était responsable du projet, associé au PNUD, pour assurer l?exécution du projet, la gestion financière et la gestion des achats. Tenant compte des possibilités existantes à l?heure où le projet a été planifié, le choix du PNUD comme agence d?exécution et de gestion des fonds et des achats semble la seule option valable et la seule qui aurait pu être acceptée par la communauté internationale. Pour la gestion des fonds, le choix de la motilité DEX, semble aussi être la meilleure option possible et à la fin du projet on peut conclure que c?était un bon choix une fois que l?objectif final du projet a été atteint. -Le partenariat entre le Gouvernement, responsable de la coordination et le PNUD comme agence d?exécution, responsable de l?assistance technique au programme ainsi que de la gestion de fonds et des achats et les bailleurs de fonds présents à tous les niveaux, avait beaucoup d?avantages : attirer des fonds, appropriation nationale, transparence, transmission de capacités, pérennisation des acquis, etc. Le CPSE a offert un espace d?échange d?idées incluant les leaders politiques issus de différentes composantes politiques pour la Sécurisation des Elections et a aidé à résoudre des problèmes de haute portée politique nationale connexes aux élections. Il est venu apporter une valeur ajoutée au projet SPEC. Par contre, le GTSE qui aurait dû être un organe technique capable d?exécuter à temps les activités du projet, est devenu une machine peu fonctionnelle et très peu flexible par manque d?expertise. -Assistance technique. Les ressources humaines mises à la disposition de la structure de gestion n?ont pas été à la hauteur de la grandeur ni au volume de travail du projet. Un gestionnaire de projet et un assistant, appuyés à peine par un véhicule, cela constituait une faible structure pour la gestion d?un projet d?une envergure financière de 50 millions de dollars, avec une composante logistique très importante et dans des conditions très difficiles compte tenu : a) de la superficie du pays, b) du manque de moyens de transport et c) de l?état délabré des infrastructures. -Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC Il aurait été préférable d?avoir doté le GTSE d?une assistance technique directe et permanente à partir d?un Coordonnateur National jusqu'aux différents chefs des cellules techniques de gestion. Le fait que les cellules qui ont eu cet appui, même de façon sporadique, sont celles qui ont présenté une efficacité majeure et une plus grande réussite dans l?attente des objectifs, prouve bien la pertinence de cette mesure. Le coordinateur national ainsi que les différentes cellules techniques, auraient du être dotés d?une assistance technique avec une expertise prouvée (gestion, sécurisation, logistique et achats, infrastructures, formation, etc.). Cette défaillance dans la conception du projet a été soulevé assez rapidement pendant la première phase d?exécution du projet, mais il semble que devant une telle situation, certains bailleurs de fonds, au lieu de permettre et de promouvoir le renforcement de l´équipe de l´agence d´exécution auprès du projet SPEC, ont estimé cette solution trop coûteuse et a été écarte. Pour palier à cette faiblesse de capacité technique, certains bailleurs se sont mis à faire la gestion quotidienne du projet, en substitution d?une assistance technique qui aurait dû être mise en place par l?agence d?exécution. -Capacité Opérationnelle de la PNC : le paradoxe du projet SPEC. Le projet SPEC avait comme objectif le renforcement des capacités opérationnelles de la PNC. Vu « l?insuffisance des capacités techniques nationales pour la gestion du processus », le « manque d?expérience en matière d?élections et leur sécurisation, ainsi qu?un manque d?expérience en matière de gestion administrative et financière », il n?était pas opportun de confier à une structure si légère et sans expertise, la responsabilité de la gestion technique du programme et la conduite des opérations sans la doter d?une assistance technique extérieure. -La planification d?un projet SPEC. Tout projet de sécurisation des élections ayant comme but la promotion de la paix dans une situation post conflit comme celle de la RDC, aurait dû être planifiée plus en profondeur que ce qu?il l?a été. Une étude de la viabilité des actions proposées ainsi qu?une analyse des capacités de différents partenaires choisis pour l?exécution devrait avoir été considérée au préalable. Comment mesurer l?état d?avancement du projet SPEC. Un système de suivi et de monitoring systématique aurait dû être intégré dans la gestion du projet depuis le début ainsi qu?un système d?évaluation régulier. Pour être bien mesuré, le projet aurait pu s?appuyer sur des indicateurs qualitatifs quand les seuls indicateurs mesurables étaient quantitatifs. Equiper la police. Le niveau d?équipement de la police avant le projet SPEC était très déficitaire. Il était strictement nécessaire de doter la PNC d?un équipement adéquat afin de lui assurer une image crédible durant le processus électoral. Bien que l?objectif d?équiper la PNC a été en général atteint, il faudrait procéder à une analyse approfondie du projet au-delà de l?analyse du rapport entre les objectifs planifiés et les résultats atteints. Il serait ainsi très utile de faire cette analyse en combinaison avec la variable temps. Il faudrait en effet, apprécier l?effectivité non seulement à la fin de la mise en oeuvre du projet mais aussi, au moment de chaque plébiscite pour savoir si la PNC a été fonctionnelle à ce moment précis. L?efficacité augmenterait ainsi, progressivement passant d?une effectivité très faible durant le referendum à une efficacité haute pendant le deuxième tour des élections présidentielles. Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC - Equipement individuel. Sur tout le territoire congolais, un nombre important de policiers a été équipé individuellement avec du matériel de bonne qualité. Avec une meilleure gestion, l?achat et le déploiement auraient pu être faits avec moins de retard et la distribution aurait pu atteindre plus de bénéficiaires, la qualité aurait pu être meilleure et la durée de vie plus longue. Malgré ces défaillances, la PNC a atteint grâce au projet SPEC, un niveau d?équipement comme cela ne l?a jamais été auparavant. -Equipement mobile. Les unités de la PNC ont reçu des véhicules qui ont amélioré sa capacité de réponse dans l?accomplissement de ses missions. Ils ont ainsi renforcé ses capacités opérationnelles malgré certaines faiblesses qui font qu?une partie du parc automobile fournis par le projet SPEC est déjà immobilisée où le sera bientôt à cause : - Du non respect du calendrier de maintenance. - Du manque de capacité de la PNC à gérer le parc automobile. - Du choix des véhicules discutable et qui ne répond pas entièrement aux exigences locales et/ou à des technologies trop complexes et inadaptées. - Equipement de transmission. Il a été déployé dans les unités des véhicules de la PNC qui disposent d?un système de transmission opérationnel, ceci malgré certains retards et différends entre les partenaires. Réhabiliter les infrastructures ; une priorité dont les résultats sont très faibles. L?état des infrastructures de la PNC était très détérioré, reflet de la réalité des infrastructures en RDC. Le projet SPEC a été capable de faire la réhabilitation seulement d?une partie des structures prévues. Ces réhabilitations auraient été un succès si au moins ces centres avaient été réhabilités avec un minimum de qualité. Quelques temps après la réhabilitation ou même avant l?achèvement des travaux une bonne partie de ces centres réhabilités laissent voir des déficiences graves qui compromettent la durabilité. La formation a été un des succès majeurs du projet SPEC. La coordination du projet SPEC a permis une maximisation dans l?utilisation des ressources. La formation a atteint la majorité des policiers impliqués et a pu transformer une PNC avec de faibles connaissances sur les aspects électoraux et sécuritaires. La PNC a été remise à niveau et est devenue apte à remplir sa mission de sécuriser les élections. La communication et la sensibilisation. Le résultat atteint de cette composante n?est pas dû au seul appui du projet SPEC mais la synergie de la population, Gouvernement, CEI, ONGs,SNU, MONUC, medias, etc. Ainsi la population est allée voter convaincue que la sécurisation du processus électoral allait être assurée par la PNC « par ce que c?était son rôle » et « parce que c?est comme ça que ça devait être ». -Les primes : une PNC mal payée peut elle être une police professionnelle ? L?objectif visé dans l?octroi des primes aux policiers était de les encourager à mieux remplir leur mission dans un contexte avec des risques de perturbation. Le paiement de la prime a été considéré nécessaire par le CPSE dû à la situation financière difficile du pays, et en particulier des policiers (salaires très bas et des payements irréguliers). Selon l?enquête menée auprès des policiers ayant participé dans les élections, le montant des primes a été considéré insuffisant pour la moitié des policiers enquêtés et, en général, les primes ont été payées en retard. -Des Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC informations collectées auprès de la cellule des primes du GTSE, renseignent qu?un solde de US$140.000 est à payer aux éléments de la PNC sur toute l?étendue de la RDC. Toutes les pièces justificatives semblent déjà avoir été fournies par les différents responsables provinciaux de la PNC, conformément aux procédures du PNUD, en attendant que le déblocage des fonds soit fait. Les informations recueillies et les résultats de l´enquête auprès des policiers montrent que les primes ont servi à les encourager pendant les élections et semblent avoir eu un impact positif dans la sécurisation de celles-ci. Le disfonctionnement dans le paiement des primes a entraîné un sentiment de démotivation, de frustration et de confusion dans les unités. En ce qui concerne les futures élections municipales et locales, et dans l?attente d?un remodelage de la politique des salaires de la fonction publique, il est important de concevoir une modalité de gestion de paiement de primes plus souple. De plus, au moment de la planification de la Réforme du Secteur Sécuritaire (RSS), il faudra considérer la politique salariale de la PNC si on veut qu´elle devienne plus tard professionnelle. -Urgence Vs développement en situation post conflit Le projet SPEC était un projet à caractère urgent dans une situation de post conflit, mais en même temps était un programme de renforcement institutionnel et donc de développement (exécuté par le PNUD !). D?où comme tout projet de développement il a fallu penser à sa pérennité. Il est pertinent de se demander si les normes et procédures du PNUD représentent une solution adéquate pour des projets de renforcement de capacités institutionnelles comme le projet SPEC dans une situation post conflit avec une composante d?urgence importante. -L?Après SPEC ? Quelle suite à donner ? Du fait d?être une initiative d?appui à la transition, le projet a dû être exécuté dans un contexte fortement marqué par les défaillances de l?Etat et, plus particulièrement, le dysfonctionnement global du système de sécurité et défense et en particulier de la PNC. Etant donné les énormes besoins en matière sécuritaire et de renforcement institutionnel, les autorités nationales et, notamment, les partenaires extérieurs ont toujours eu la tendance de demander au projet des actions qui non seulement allaient au delà des objectifs du projet, mais aussi de sa capacité opérationnelle. Dans ce sens, le projet a été soumis à d?énormes pressions et le fait de ne pas satisfaire ces attentes rendait immédiatement le PNUD responsable de cette insatisfaction. Certainement, cette mauvaise compréhension des objectifs du projet a crée un environnement de travail et de coopération complexe. Malheureusement, il apparaît que ce projet a été vu par le PNUD plus comme un mécanisme de fourniture des biens et des services pour la sécurisation des élections (il faut simplement regarder sa structure et le profil « administratif » de son gestionnaire) que comme un créneau privilégié pour appuyer, progressivement, la reforme du secteur sécuritaire. Dans ce sens, la PNC, les partenaires et le PNUD n?ont pas su exploiter tout le potentiel de ce projet qui aurait nécessité, par exemple, le renforcement du leadership du projet avec un staff capable de donner plus de vision et de capacité de programmation au projet. Selon les expériences d?autres pays, les projets de cette nature deviennent rapidement des initiatives phares dans la reforme du secteur sécuritaire. Il n?est certainement pas encore tard pour Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC: réorienter l?important capital technique de ce projet par la mise en oeuvre d?un plan de transition du projet SPEC vers le programme national de RSS au lieu de voir disparaître tous les acquis atteints pendant presque les deux ans du projet SPEC. Le projet SPEC arrivera à terme dans quelques jours et à l´absence d´un programme de reforme il est probable que la PNC perde tous les acquis et qu?elle reprenne des anciens comportements. Le cycle électoral en RDC étant encore incomplet et les élections locales qui auraient dû avoir lieu au début du processus, ont été reculées pour 2008. Le Gouvernement et ses partenaires internationaux devraient se pencher dès à présent sur la mise en oeuvre de la RSS. Mais il semble que la sécurisation des élections qui auront lieu avant que la RSS puisse être opérationnelle, n?est pas en train d?être prise en compte. Les élections locales vont exiger un plus grand effort de sécurisation compte tenu de l?augmentation des circonscriptions électorales (plus de 6000). En plus, une attention particulière doit être accordée au manque de motivation de la PNC dû au payement tardif de salaires et des primes ainsi qu?au faible intérêt de la population, une fois dépassée l?euphorie du moment historique des premières élections démocratiques en RDC. Le projet SPEC, avant sa fin, devrait prévoir un plan de transition qui puisse répondre aux demandes de sécurisation électorales dans la phase de transition jusqu?à la mise sur pied du projet de la RSS et que les leçons positives apprises devront très bien servir à développer d?autres projets conjoints pour le futur.
1. Recommendation: CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS -Pertinence. Par décret présidentiel, la PNC, a été désignée comme structure de mise en oeuvre du projet SPEC. Face à ses insuffisances structurelles et professionnelles, la mise sur pied du projet SPEC a été dans un pays sans expérience électorale, une décision judicieuse et indispensable afin de renforcer les capacités institutionnelles de la PNC. -Modalités. Le gouvernement de transition de la RDC et les partenaires internationaux ont réfléchi ensemble pour trouver le meilleur schéma en vue de mettre en oeuvre le projet. La conduite des opérations du projet devait être faite par le GTSE dirigé par un officier de la PNC, assisté par le Gestionnaire du Projet du PNUD. Les bailleurs de Fonds étaient associés au projet en qualité de membres du Comité de Pilotage et du GTSE. Ainsi, le Gouvernement était responsable du projet, associé au PNUD, pour assurer l?exécution du projet, la gestion financière et la gestion des achats. Tenant compte des possibilités existantes à l?heure où le projet a été planifié, le choix du PNUD comme agence d?exécution et de gestion des fonds et des achats semble la seule option valable et la seule qui aurait pu être acceptée par la communauté internationale. Pour la gestion des fonds, le choix de la motilité DEX, semble aussi être la meilleure option possible et à la fin du projet on peut conclure que c?était un bon choix une fois que l?objectif final du projet a été atteint. -Le partenariat entre le Gouvernement, responsable de la coordination et le PNUD comme agence d?exécution, responsable de l?assistance technique au programme ainsi que de la gestion de fonds et des achats et les bailleurs de fonds présents à tous les niveaux, avait beaucoup d?avantages : attirer des fonds, appropriation nationale, transparence, transmission de capacités, pérennisation des acquis, etc. Le CPSE a offert un espace d?échange d?idées incluant les leaders politiques issus de différentes composantes politiques pour la Sécurisation des Elections et a aidé à résoudre des problèmes de haute portée politique nationale connexes aux élections. Il est venu apporter une valeur ajoutée au projet SPEC. Par contre, le GTSE qui aurait dû être un organe technique capable d?exécuter à temps les activités du projet, est devenu une machine peu fonctionnelle et très peu flexible par manque d?expertise. -Assistance technique. Les ressources humaines mises à la disposition de la structure de gestion n?ont pas été à la hauteur de la grandeur ni au volume de travail du projet. Un gestionnaire de projet et un assistant, appuyés à peine par un véhicule, cela constituait une faible structure pour la gestion d?un projet d?une envergure financière de 50 millions de dollars, avec une composante logistique très importante et dans des conditions très difficiles compte tenu : a) de la superficie du pays, b) du manque de moyens de transport et c) de l?état délabré des infrastructures. -Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC Il aurait été préférable d?avoir doté le GTSE d?une assistance technique directe et permanente à partir d?un Coordonnateur National jusqu'aux différents chefs des cellules techniques de gestion. Le fait que les cellules qui ont eu cet appui, même de façon sporadique, sont celles qui ont présenté une efficacité majeure et une plus grande réussite dans l?attente des objectifs, prouve bien la pertinence de cette mesure. Le coordinateur national ainsi que les différentes cellules techniques, auraient du être dotés d?une assistance technique avec une expertise prouvée (gestion, sécurisation, logistique et achats, infrastructures, formation, etc.). Cette défaillance dans la conception du projet a été soulevé assez rapidement pendant la première phase d?exécution du projet, mais il semble que devant une telle situation, certains bailleurs de fonds, au lieu de permettre et de promouvoir le renforcement de l´équipe de l´agence d´exécution auprès du projet SPEC, ont estimé cette solution trop coûteuse et a été écarte. Pour palier à cette faiblesse de capacité technique, certains bailleurs se sont mis à faire la gestion quotidienne du projet, en substitution d?une assistance technique qui aurait dû être mise en place par l?agence d?exécution. -Capacité Opérationnelle de la PNC : le paradoxe du projet SPEC. Le projet SPEC avait comme objectif le renforcement des capacités opérationnelles de la PNC. Vu « l?insuffisance des capacités techniques nationales pour la gestion du processus », le « manque d?expérience en matière d?élections et leur sécurisation, ainsi qu?un manque d?expérience en matière de gestion administrative et financière », il n?était pas opportun de confier à une structure si légère et sans expertise, la responsabilité de la gestion technique du programme et la conduite des opérations sans la doter d?une assistance technique extérieure. -La planification d?un projet SPEC. Tout projet de sécurisation des élections ayant comme but la promotion de la paix dans une situation post conflit comme celle de la RDC, aurait dû être planifiée plus en profondeur que ce qu?il l?a été. Une étude de la viabilité des actions proposées ainsi qu?une analyse des capacités de différents partenaires choisis pour l?exécution devrait avoir été considérée au préalable. Comment mesurer l?état d?avancement du projet SPEC. Un système de suivi et de monitoring systématique aurait dû être intégré dans la gestion du projet depuis le début ainsi qu?un système d?évaluation régulier. Pour être bien mesuré, le projet aurait pu s?appuyer sur des indicateurs qualitatifs quand les seuls indicateurs mesurables étaient quantitatifs. Equiper la police. Le niveau d?équipement de la police avant le projet SPEC était très déficitaire. Il était strictement nécessaire de doter la PNC d?un équipement adéquat afin de lui assurer une image crédible durant le processus électoral. Bien que l?objectif d?équiper la PNC a été en général atteint, il faudrait procéder à une analyse approfondie du projet au-delà de l?analyse du rapport entre les objectifs planifiés et les résultats atteints. Il serait ainsi très utile de faire cette analyse en combinaison avec la variable temps. Il faudrait en effet, apprécier l?effectivité non seulement à la fin de la mise en oeuvre du projet mais aussi, au moment de chaque plébiscite pour savoir si la PNC a été fonctionnelle à ce moment précis. L?efficacité augmenterait ainsi, progressivement passant d?une effectivité très faible durant le referendum à une efficacité haute pendant le deuxième tour des élections présidentielles. Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC - Equipement individuel. Sur tout le territoire congolais, un nombre important de policiers a été équipé individuellement avec du matériel de bonne qualité. Avec une meilleure gestion, l?achat et le déploiement auraient pu être faits avec moins de retard et la distribution aurait pu atteindre plus de bénéficiaires, la qualité aurait pu être meilleure et la durée de vie plus longue. Malgré ces défaillances, la PNC a atteint grâce au projet SPEC, un niveau d?équipement comme cela ne l?a jamais été auparavant. -Equipement mobile. Les unités de la PNC ont reçu des véhicules qui ont amélioré sa capacité de réponse dans l?accomplissement de ses missions. Ils ont ainsi renforcé ses capacités opérationnelles malgré certaines faiblesses qui font qu?une partie du parc automobile fournis par le projet SPEC est déjà immobilisée où le sera bientôt à cause : - Du non respect du calendrier de maintenance. - Du manque de capacité de la PNC à gérer le parc automobile. - Du choix des véhicules discutable et qui ne répond pas entièrement aux exigences locales et/ou à des technologies trop complexes et inadaptées. - Equipement de transmission. Il a été déployé dans les unités des véhicules de la PNC qui disposent d?un système de transmission opérationnel, ceci malgré certains retards et différends entre les partenaires. Réhabiliter les infrastructures ; une priorité dont les résultats sont très faibles. L?état des infrastructures de la PNC était très détérioré, reflet de la réalité des infrastructures en RDC. Le projet SPEC a été capable de faire la réhabilitation seulement d?une partie des structures prévues. Ces réhabilitations auraient été un succès si au moins ces centres avaient été réhabilités avec un minimum de qualité. Quelques temps après la réhabilitation ou même avant l?achèvement des travaux une bonne partie de ces centres réhabilités laissent voir des déficiences graves qui compromettent la durabilité. La formation a été un des succès majeurs du projet SPEC. La coordination du projet SPEC a permis une maximisation dans l?utilisation des ressources. La formation a atteint la majorité des policiers impliqués et a pu transformer une PNC avec de faibles connaissances sur les aspects électoraux et sécuritaires. La PNC a été remise à niveau et est devenue apte à remplir sa mission de sécuriser les élections. La communication et la sensibilisation. Le résultat atteint de cette composante n?est pas dû au seul appui du projet SPEC mais la synergie de la population, Gouvernement, CEI, ONGs,SNU, MONUC, medias, etc. Ainsi la population est allée voter convaincue que la sécurisation du processus électoral allait être assurée par la PNC « par ce que c?était son rôle » et « parce que c?est comme ça que ça devait être ». -Les primes : une PNC mal payée peut elle être une police professionnelle ? L?objectif visé dans l?octroi des primes aux policiers était de les encourager à mieux remplir leur mission dans un contexte avec des risques de perturbation. Le paiement de la prime a été considéré nécessaire par le CPSE dû à la situation financière difficile du pays, et en particulier des policiers (salaires très bas et des payements irréguliers). Selon l?enquête menée auprès des policiers ayant participé dans les élections, le montant des primes a été considéré insuffisant pour la moitié des policiers enquêtés et, en général, les primes ont été payées en retard. -Des Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC informations collectées auprès de la cellule des primes du GTSE, renseignent qu?un solde de US$140.000 est à payer aux éléments de la PNC sur toute l?étendue de la RDC. Toutes les pièces justificatives semblent déjà avoir été fournies par les différents responsables provinciaux de la PNC, conformément aux procédures du PNUD, en attendant que le déblocage des fonds soit fait. Les informations recueillies et les résultats de l´enquête auprès des policiers montrent que les primes ont servi à les encourager pendant les élections et semblent avoir eu un impact positif dans la sécurisation de celles-ci. Le disfonctionnement dans le paiement des primes a entraîné un sentiment de démotivation, de frustration et de confusion dans les unités. En ce qui concerne les futures élections municipales et locales, et dans l?attente d?un remodelage de la politique des salaires de la fonction publique, il est important de concevoir une modalité de gestion de paiement de primes plus souple. De plus, au moment de la planification de la Réforme du Secteur Sécuritaire (RSS), il faudra considérer la politique salariale de la PNC si on veut qu´elle devienne plus tard professionnelle. -Urgence Vs développement en situation post conflit Le projet SPEC était un projet à caractère urgent dans une situation de post conflit, mais en même temps était un programme de renforcement institutionnel et donc de développement (exécuté par le PNUD !). D?où comme tout projet de développement il a fallu penser à sa pérennité. Il est pertinent de se demander si les normes et procédures du PNUD représentent une solution adéquate pour des projets de renforcement de capacités institutionnelles comme le projet SPEC dans une situation post conflit avec une composante d?urgence importante. -L?Après SPEC ? Quelle suite à donner ? Du fait d?être une initiative d?appui à la transition, le projet a dû être exécuté dans un contexte fortement marqué par les défaillances de l?Etat et, plus particulièrement, le dysfonctionnement global du système de sécurité et défense et en particulier de la PNC. Etant donné les énormes besoins en matière sécuritaire et de renforcement institutionnel, les autorités nationales et, notamment, les partenaires extérieurs ont toujours eu la tendance de demander au projet des actions qui non seulement allaient au delà des objectifs du projet, mais aussi de sa capacité opérationnelle. Dans ce sens, le projet a été soumis à d?énormes pressions et le fait de ne pas satisfaire ces attentes rendait immédiatement le PNUD responsable de cette insatisfaction. Certainement, cette mauvaise compréhension des objectifs du projet a crée un environnement de travail et de coopération complexe. Malheureusement, il apparaît que ce projet a été vu par le PNUD plus comme un mécanisme de fourniture des biens et des services pour la sécurisation des élections (il faut simplement regarder sa structure et le profil « administratif » de son gestionnaire) que comme un créneau privilégié pour appuyer, progressivement, la reforme du secteur sécuritaire. Dans ce sens, la PNC, les partenaires et le PNUD n?ont pas su exploiter tout le potentiel de ce projet qui aurait nécessité, par exemple, le renforcement du leadership du projet avec un staff capable de donner plus de vision et de capacité de programmation au projet. Selon les expériences d?autres pays, les projets de cette nature deviennent rapidement des initiatives phares dans la reforme du secteur sécuritaire. Il n?est certainement pas encore tard pour Evaluation du projet Appui á la Sécurisation du Processus Electoral en RDC: réorienter l?important capital technique de ce projet par la mise en oeuvre d?un plan de transition du projet SPEC vers le programme national de RSS au lieu de voir disparaître tous les acquis atteints pendant presque les deux ans du projet SPEC. Le projet SPEC arrivera à terme dans quelques jours et à l´absence d´un programme de reforme il est probable que la PNC perde tous les acquis et qu?elle reprenne des anciens comportements. Le cycle électoral en RDC étant encore incomplet et les élections locales qui auraient dû avoir lieu au début du processus, ont été reculées pour 2008. Le Gouvernement et ses partenaires internationaux devraient se pencher dès à présent sur la mise en oeuvre de la RSS. Mais il semble que la sécurisation des élections qui auront lieu avant que la RSS puisse être opérationnelle, n?est pas en train d?être prise en compte. Les élections locales vont exiger un plus grand effort de sécurisation compte tenu de l?augmentation des circonscriptions électorales (plus de 6000). En plus, une attention particulière doit être accordée au manque de motivation de la PNC dû au payement tardif de salaires et des primes ainsi qu?au faible intérêt de la population, une fois dépassée l?euphorie du moment historique des premières élections démocratiques en RDC. Le projet SPEC, avant sa fin, devrait prévoir un plan de transition qui puisse répondre aux demandes de sécurisation électorales dans la phase de transition jusqu?à la mise sur pied du projet de la RSS et que les leçons positives apprises devront très bien servir à développer d?autres projets conjoints pour le futur.
Management Response: [Added: 2010/01/19]

Toutes les conclusions/recommandations du rapport d évaluation ont été prises en compte lors de la formulation et de la mise en ?uvre en cours du nouveau cycle programmatique pays 2008-2012

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