Evaluation final du projet "Dialogue national dans le cadre du Plan Prioritaire"

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Evaluation Plan:
2015-2018, Burundi
Evaluation Type:
Final Project
Planned End Date:
12/2018
Completion Date:
11/2018
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
30,000

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Title Evaluation final du projet "Dialogue national dans le cadre du Plan Prioritaire"
Atlas Project Number: 00049687
Evaluation Plan: 2015-2018, Burundi
Evaluation Type: Final Project
Status: Completed
Completion Date: 11/2018
Planned End Date: 12/2018
Management Response: Yes
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2018-2021)
  • 1. Output 2.6.1 Capacities strengthened to raise awareness on and undertake legal, policy and institutional reforms to fight structural barriers to women’s empowerment
Evaluation Budget(US $): 30,000
Source of Funding: MPTF
Evaluation Expenditure(US $): 28,145
Joint Programme: Yes
Mandatory Evaluation: No
Joint Evaluation: Yes
  • Joint with UN Agencies
  • Joint with Donors
  • Joint with PBSO and UNESCO
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
GEF Evaluation: No
Key Stakeholders: PBSO, UNESCO and Government
Countries: BURUNDI
Comments:
  1. Joint evaluation with PBSO and UNESCO
  2. Due to the political and security crisis, the project stopped activities during several months. Activities are being resumed since 3 months. So we suggest to undertake the project mid-term evaluation by the end of next year.
  3. We already informed that these project’ activities have been stopped for more than 9 months, a few months after its launch, because of the crisis and lack of progress in the national political dialogue process. We think that the evaluation in this case would be pointless. We just reviewed these activities two months ago with partners in order to adapt them to the current context. We therefore request this evaluation be postponed by December 2017.
Lessons
1.

Leçon apprise #1 : Dans un contexte particulièrement difficile, le projet est parvenu à ouvrir des espaces de dialogue et de pédagogie en faveur de la tolérance et de la cohésion sociale. A un moment où l’espace politique était réduit, les communautés hérissées par des suspicions mutuelles, le projet est parvenu à ouvrir des brèches ici et là de permettre à des personnes et groupements de personnes, de bords politiques et communautaires, différents de se parler, d’entrer en interaction et, finalement, de se retrouver autour de l’essentiel qui les unit. La réputation de neutralité et la technicité des entités du Système des Nations Unies, jointes à la bonne connaissance de leur milieu des partenaires nationaux choisis, ont permis au projet de se faire accepter malgré les difficultés du contexte et de contribuer à recoudre le tissu social là où il est intervenu.

 

 Leçon apprise #2 : Le projet a montré que même dans le cadre d’une programmation conjointe, l’intégration des interventions reste un défi opérationnel dont les parties doivent être techniquement conscientes pour le relever en permanence sur le terrain. Les deux composantes du projet se sont coupées de leurs externalités mutuelles en fonctionnant en silos étanches. Le dialogue politique et communautaire organisé dans les cadres de concertation créés en province aurait gagné en résonnance nationale s’il avait été relayé dans le volet médiatique de la composante Communauté, qui aurait eu là un contenu de fond tout trouvé. Même des représentations de théâtre interactif auraient pu être du meilleur effet décrispant en marge d’un atelier politique regroupant les mouvances de gouvernement et d’opposition.

 

Leçon apprise #3 : Le projet a montré que le cycle court des interventions de consolidation de la paix reste toujours en conflit avec le besoin de perspective longue pour faire bouger les lignes dans ce domaine. Sur dix-huit mois, a-t-on vraiment le temps suffisant pour construire des cadres de dialogues et les rendre viables, réussir des coutures sur le tissu social et les rendre non réversibles ? Si le cycle des fonds PBF est structurellement court, il faut sans doute dès la conception des projets penser à quelles autres interventions plus longues les raccorder pour viabiliser leurs résultats.


Findings
1.

2.1. Pertinence

 

ii.         Constat #1 : Le projet est bien aligné sur les priorités nationales du Burundi et montre en conséquence une solide pertinence stratégique. En effet la promotion du dialogue est ancrée dans le Résultat 1 du Plan Prioritaire de Consolidation de la Paix, PPCP III/2014-2016, ainsi libellé : "Le dialogue communautaire et le dialogue national sont renforcés pour une meilleure cohésion sociale". Sur le plan opérationnel, le projet est aussi légitimé par le fait d’avoir été le cadre de concertation politique et sociologique relativement inclusif, qui a fait pendant à l’interne au dialogue inter burundais externe, et été l’unique cadre de contribution des forces intérieures communautaires intérieures au processus d’Arusha

 

iii.        Constat #2 : La pertinence des agencements opérationnels des interventions est toutefois affaiblie par une logique de silo à l’intérieur et entre les deux grandes composantes du projet. Dans la composante PNUD, les cadres de concertations installés en province par les différents opérateurs ne sont pas intégrés et ne mutualisent donc pas. L’absence de passerelles de fond entre les deux composantes n’a pas non plus permis au dialogue politique et communautaire d’être relayé et amplifié par le volet média de la composante Communication gérée apr l’UNESCO.

 

            2.2. Efficacité

 

            Constat #3 : Ramené au Résultat unique et à ses quatre produits contributeurs, issus de la révision de 2016, le projet se révèle avoir atteint ses cibles dans une grande mesure. Les cadres dialogue politiques, communautaires et de jeunesse, qui étaient attendus ont été installés et ont fonctionné en province et au niveau national (pour le volet Jeunesses politiques). 1 560 leaders politiques et communautaires, et 15 000 citoyens à la base, ont outillés ou sensibilisés sur le dialogue, la paix, les valeurs civiques, la cohésion sociale.

 

iv.        Constat #4 : Sur un plan plus qualitatif, les valeurs ajoutées réelles du processus de dialogue ont pu se ressentir d’un certain décrochage dans l’inclusivité, d’une part, d’un certain confinement des outils, d’autre part. La mouvance présidentielle a en effet tendu à se retirer des cadres de dialogue, restreignant ainsi l’inclusivité et la portée du processus de dialogue. Celui-ci, confiné dans sa composante, n’a pas pu être amplifié par les activités médiatiques du projet logées dans une autre composante.

 

v.         Constat #5 : L’efficacité genre du projet est surdéterminée par les rigueurs du milieu sur le sujet. La demande de représentation égale entre hommes et femmes dans les ateliers de dialogue est rarement satisfaite par les entités, surtout les partis politiques, qui doivent faire avec l’état des effectifs de leaders qu’ils ont. A l’arrivée seulement 5% de femmes ont participé aux ateliers de dialogue (source : Sondage de perceptions sur les interventions du PPCP III, octobre 2017). La communication sociale sur la cohésion sociale, effectuée en milieu ouvert, a quant à elle été plus équilibrée touchant 48% de femmes.

 

            2.3. Efficience

 

vi.        Constat #6 : Les choix budgétaires et les actes de gestion dénotent un souci fort d’optimisation des ressources en en faisant arriver le maximum aux bénéficiaires finaux. En effet, 83% des ressources vont aux contenus stratégiques, contre 17% dédiés aux coûts d’intermédiation.

 

vii.       Constat #7 : En revanche les agencements opérationnels des contenus du projet n’ont pas toujours permis de générer les meilleures valeurs ajoutées avec le même stock de ressources. L’approche des silos entre opérateurs n’a pas permis d’intégrer les cadres de dialogue sur le terrain, et le processus de dialogue politique et communautaire a manqué de résonance globale en n’étant pas relayé dans le volet médiatique de la Composante Communication sociale.

 

            2.4. Durabilité

 

viii.      Constat #8 : Le projet a manqué d’une véritable exit strategy soucieuse de garantir le fonctionnement durable des cadres de dialogue mis en place, précaution qui était pourtant d’autant plus nécessaire que l’absence d’appropriation institutionnelle du projet par le gouvernement constituait une pesanteur additionnelle sur la pérennité de ses acquis. En l’absence d’une solution de pérennisation globale, un opérateur a tenté de surmonter cette lacune par des formations en montage de projet et recherche de partenaires pour permettre à ses bénéficiaires de se constituer des moyens de fonctionnement post projet. Un autre exécute de nouvelles interventions financées par un autre bailleur en s’appuyant sur les cadres qu’il a mis en place avec le projet.

 

            2.5. Impacts

 

ix.        Constat #9 : Le projet a généré une importante création de structures de dialogue et de concertation pour divers acteurs sociaux. En effet, 18 cadres provinciaux de dialogue entre leaders politiques de bords différents, 18 cadres provinciaux de dialogue entre jeunesses politiques de bords différents, et 18 autres cadres provinciaux de dialogue communautaires inclusifs, ainsi qu’une plateforme nationale trans-partisane de dialogue pour les jeunes leaders politiques, ont été installés dans l’environnement national.

 

x.         Constat #10 : Des milliers de leaders d’opinion et des citoyens ont été outillés ou sensibilisés sur les questions de dialogue, de citoyenneté, de vie démocratique et de cohésion sociale, bien que le segmente communautaire de cette réalisation reste limitée en comparaison de la population burundaise. 1 560 leaders politiques et communautaires, à travers le pays, ont été touchés par les activités menées dans les cadres de dialogue déployés par le projet. 15 000 personnes, dans la ville de Bujumbura, ont été impactées par les représentations théâtres et autres supports de communication développés par le projet pour promouvoir la cohésion sociale.

 

xi.        Constat #11 : Le projet a laissé des traces bénéfiques dans l’espace politique burundais, dans ls relations entre partis comme dans leur gouvernance interne. Dans les relations inter partis, des dynamiques de solidarité trans-partisanes se sont nouées : par exemple, en marge des ateliers de dialogue, délégués des partis au pouvoir et d’opposition se sont ligués pour obtenir l’élargissement d’un opposant emprisonné, et des représentants du pouvoir ont intercédé en faveur d’un collègue opposant pour l’obtention d’un document de voyage indispensable à sa participation à une mission conjointe à l’extérieur. La gouvernance de partis politiques ressort également avoir été impactée : leurs leaders indiquent avoir été rendus plus conscients de la nécessité d’améliorer la transparence interne pour conjurer les risques de crise et de scission, et de favoriser le leadership féminin, et de sortir de la stratégie du boycott systématique des élections la finalité d’un parti politique étant de conquérir le pouvoir dans les urnes.

 


Recommendations
1

Envisager une suite au projet dans le domaine de la facilitation du dialogue nationale et du renforcement de la cohésion sociale.

2

Dans le cadre d’une nouvelle intervention, assurer une intégration opérationnelle effective des activités et des composantes

3

Elargir la communauté sociale – théâtre interactifs et autres outils similaires – à de plus grandes espaces du territoire national

4

Insérer dans toute intervention similaire une véritable stratégie d’efficacité genre capable d’agir sur l’état des rapports de forces hommes-femmes au lieu de laisser le projet les subir.

1. Recommendation:

Envisager une suite au projet dans le domaine de la facilitation du dialogue nationale et du renforcement de la cohésion sociale.

Management Response: [Added: 2018/11/14] [Last Updated: 2018/11/29]

AVec ses fonds propres, le PNUD a déjà intégré des actvités de cohésion sociale et de promotion du dialogue dans le cadre du projet"Etat de droit", pour ne pas perdre les acquis de ce projet.

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Analyser les résultats 2018 et leur apport par rapport à la cohésion sociale dans les zones d'intervention.
[Added: 2018/11/29] [Last Updated: 2018/12/01]
UGED 2018/12 Overdue-Initiated Ces résultats vont être analysés au cours de la revue programmatique qui va avoir lieu en décembre 2018
2. Recommendation:

Dans le cadre d’une nouvelle intervention, assurer une intégration opérationnelle effective des activités et des composantes

Management Response: [Added: 2018/11/14] [Last Updated: 2018/11/29]

L'approche intégrée a été mise en place  dans le cadre d'un nouveau projet conjoint OIM-ONUFEMMES-PNUD; sur la résolution des conflits

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Veiller à ce que l'approche soit réellement respectée dans la mise en œuvre des activités: suivi conjoint des activités.
[Added: 2018/11/29] [Last Updated: 2018/12/01]
UGED 2019/12 Not Initiated Les missions conjointes de suivi seront organisées tout au long de la mise en oeuvre du projet entre trois agences récipiendaires
3. Recommendation:

Elargir la communauté sociale – théâtre interactifs et autres outils similaires – à de plus grandes espaces du territoire national

Management Response: [Added: 2018/11/14] [Last Updated: 2018/11/29]

Partager le rapport d'évaluation avec UNESCO et attirer leur attention sur cette recommandation.

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Envoyer un message à l'UNESCO
[Added: 2018/11/29] [Last Updated: 2018/12/01]
UGED 2018/12 Overdue-Initiated Le rapport a été partagé avec l'UNESCO
4. Recommendation:

Insérer dans toute intervention similaire une véritable stratégie d’efficacité genre capable d’agir sur l’état des rapports de forces hommes-femmes au lieu de laisser le projet les subir.

Management Response: [Added: 2018/11/14] [Last Updated: 2018/11/29]

Le Nouveau projet sur la résolution des conflits adresse cette recommandation. En effet, le projet a identifié un groupe partenaire au projet, en l'occurence ,le réseau des femmes médiatrices, qui permet de corriger les rapports de force Homme -Femme, en ce qui concerne les interventions du projet.

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Veiller à ce que ce groupe soit représenté dans tous les volets du projet dans la mise en œuvre du projet
[Added: 2018/11/29]
UGED 2019/06 Not Initiated

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