Evaluation finale du Projet Renforcement de l’information sur le climat et systèmes d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques

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Evaluation Plan:
2014-2018, Benin
Evaluation Type:
Final Project
Planned End Date:
12/2017
Completion Date:
12/2017
Status:
Completed
Management Response:
Yes
Evaluation Budget(US $):
30,000

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Title Evaluation finale du Projet Renforcement de l’information sur le climat et systèmes d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques
Atlas Project Number: 00074268
Evaluation Plan: 2014-2018, Benin
Evaluation Type: Final Project
Status: Completed
Completion Date: 12/2017
Planned End Date: 12/2017
Management Response: Yes
Focus Area:
  • 1. Crisis Prevention & Recovery
  • 2. Environment & Sustainable Development
  • 3. Others
Corporate Outcome and Output (UNDP Strategic Plan 2014-2017)
  • 1. Output 2.5. Legal and regulatory frameworks, policies and institutions enabled to ensure the conservation, sustainable use, and access and benefit sharing of natural resources, biodiversity and ecosystems, in line with international conventions and national
Evaluation Budget(US $): 30,000
Source of Funding: Budget du Projet
Evaluation Expenditure(US $): 34,000
Joint Programme: No
Mandatory Evaluation: No
Joint Evaluation: No
Evaluation Team members:
Name Title Email Nationality
Vincent Lefebvre Consultant Principal efebvrevinc@gmail.com
Honorat Satoguina Consultant Associé hsatoguina@hotmail.com BENIN
GEF Evaluation: Yes
GEF Project Title: Strengthening climate information and early warning systems in Western and Central Africa for climate resilient development and adaptation to climate change
Evaluation Type: Terminal Evaluation
Focal Area: Climate Change
Project Type: FSP
GEF Phase: GEF-5
GEF Project ID: 5002
PIMS Number: 5105
Key Stakeholders: Gouvernement
Countries: BENIN
Comments:

L’évaluation finale sera menée conformément aux directives, règles et procédures établies par le PNUD et le FEM comme l’indique les directives d’évaluation du PNUD pour les projets financés par le FEM. 

Les objectifs de l’évaluation consistent à apprécier la réalisation des objectifs du projet et à tirer des enseignements qui peuvent améliorer la durabilité des avantages de ce projet et favoriser l’amélioration globale des programmes du PNUD.

Lessons
1.

Pires pratiques : (i) l’absence d’estimation financière de la contrepartie nationale est un facteur qui limite l’appropriation des résultats puisque le projet est vu comme une intervention purement extérieure ; ceci est renforcé par la mise en évidence des cofinancements qui ne sont en fait que des actions complémentaires sur lesquelles l’équipe-projet n’a aucune influence, (ii) suite à la formulation d’une intervention basée sur les besoins plutôt que les résultats, il s’en est suivi un décalage très important entre les moyens mis à disposition et les expectatives des parties prenantes, ce qui peut amener à penser que le projet a accompli peu de résultats par rapport à ce qui était prévu, (iii) l’absence de vision quant à l’institutionnalisation d’un système complexe tel qu’un SAP reste un défaut qui ne devrait pas exister : de telles interventions devraient d’abord mettre l’accent sur le ‘comment’ de la pérennisation de ce type de mécanismes (aspects légaux) avant de s’engager sur le ‘quoi’ avec les équipements et renforcement des capacités de personnel.

Meilleures pratiques : (i) la difficulté pour les institutions de travailler de manière coordonnée peut être dépassée quand la formulation du projet tient compte de certains éléments tels un but commun, une dépendance très forte dans l’atteinte des résultats et des budgets propres à chaque intervenants, (ii) la rationalisation des comités de pilotage en comités thématique/sectoriel permet de mieux mettre en évidence les synergies et complémentarités entre institutions et interventions ; le projet en a largement bénéficié.


Findings
1.

Conception et formulation:

Le projet SAP s’est mis en place suite à certaines insuffisances constatées lors d’évènements extrêmes, en particulier les inondations de 2010, à savoir : (i) la limitation du réseau d’infrastructures pour générer des prévisions, (ii) les capacités techniques et ressources humaines limitées, et (iii) l’absence d’expertise pour développer des produits climatiques adaptés aux secteurs socio-économiques.

Visant une structuration améliorée du système d’alerte préexistant, l’analyse du cadre logique montre que le projet s’est focalisé d’une part sur l’acquisition de données (renforcements des capacités techniques (acquisitions de matériels) et leur interprétation/traitement (formations du personnel), et d’autre part la transmission d’informations compréhensibles sous la forme de bulletins d’alerte ou de produits spécifiques vers les bénéficiaires potentiels, que ce soit les populations en zones à risque que les secteurs socioéconomiques exposés.

Ont été développés des indicateurs pour les deux composantes du projet, à savoir, le renforcement des capacités et l’utilisation des informations pour générer des alertes précoces et prévisions saisonnières. Les indicateurs sont SMART pour la composante 1. Par contre, un certain nombre d’indicateurs de la composante 2 sont très optimistes, et apparaissent peu réalistes voire non mesurables dans certains cas. Trop peu d’activités ont été proposées pour que les bénéficiaires finaux puissent profiter d’une manière ou d’une autre des informations générées par le SAP (appuis indirects via les ONGs et mairies). Il s’agissait d’un projet centré en amont, visant l’offre d’informations provenant des réseaux de collecte de données climatologiques, hydrologiques ou océaniques de l’Etat. En ce sens, le projet ne prend pas complètement en compte toutes les parties prenantes d’un SAP, mais seulement les structures de l’Etat. Ce type de projet – dans une première phase - n’avait donc pas pour but de créer une dynamique au niveau des populations.

Si la plupart des activités se sont réalisées au niveau central, les zones bénéficiaires du projet se sont limitées à celles présentant les plus grands risques, par souci d’économie. On aurait pu attendre de ce type de projet une approche plus verticale et intégrée - peut-être avec une portée géographique plus réduite encore – et donc plutôt un effet démonstratif.

La formulation du projet apparait donc comme une première étape de renforcement d’un SAP national - . Il reste encore à intégrer les aspects d’appuis aux structures institutionnelles locales et communautés que l’on n’a pas réellement pris en compte dans ce projet, objet probable des interventions futures dans ce domaine.

Ont été identifiés toute une série de risques (financiers, institutionnels, climatiques, techniques…) et hypothèses (bonne collaboration interministérielle et intégration des résultats, ressources humaines mises à disposition…) en phase de formulation : le risque financier s’est révélé particulièrement significatif dans le cas de l’IRHOB (suivi des risques côtiers), institution largement sous-financée mais maintenant en charge d’équipements de pointe ce qui pose problème en cas de panne et pour la maintenance en général.

Un problème non pris en compte et qui s’est révélé majeur dans la mise en œuvre de ce projet a été la sous-estimation du nombre d’activités à réaliser pour atteindre les résultats du projet : il est apparu que de nombreux prérequis étaient nécessaires avant d’entamer les activités telles que prévues dans le projet ; il en a résulté un sous-financement systématique de la plupart des activités à réaliser pour atteindre les résultats, ce qui a causé la remise en cause (et abandon dans certains cas) de certains résultats.

Le projet s’est largement basé sur d’autres interventions (ex. choix de la zone du projet provenant des recommandations du projet PANA, complémentarité avec le projet PUGEMU), notamment la nécessité de renforcement nécessaire des capacités de collecte et analyse, les efforts de coordination entre interventions et institutions et dans une moindre mesure la nécessité d’inclure les acteurs locaux (ONG, mairies). Il en a résulté des interventions complémentaires (PUGAMU). Par contre, il n’y a pas d’information quant à la contribution des interventions cofinancées sur le projet.

Les parties prenantes du projet étaient le Ministère en charge de l’Eau (DG-Eau) en tant que partenaire de réalisation, l’Agence Nationale de Météorologie, le Laboratoire d’Hydrologie Appliquée de l’université D’Abomey-Calavi, le ministère de l’environnement, l’Institut de Recherche Halieutique et Océanologique du Bénin, une série d’ONG nationales et internationales et, le PNUD.

L’approche de réplication du projet s’est centrée sur (i) l’ancrage institutionnel largement atteinte durant la mise en œuvre et (ii) la rétroaction et feedback des points focaux et utilisateurs de produits agro-climatiques afin d’améliorer la qualité des informations et produits. Mis à part les bulletins d’alerte, le point (ii) n’a pu être atteint, les mécanismes de feedback ont été limités alors que le projet n’a pu développer des produits agro-climatiques.

La valeur ajoutée du PNUD s’est révélée décisive dans ce projet sur plusieurs points : (i) le PNUD a financé périodiquement différentes interventions dans le domaine de l’environnement et a acquis une expérience importante au sein de son unité Environnement, (ii) le projet a bénéficié de l’expertise d’un chargé de programme PNUD formé en agro-météorologie.

Le PNUD a également opéré une large restructuration des comités de pilotage-projet en consolidant ceux-ci en un seul comité de pilotage thématique regroupant les interventions par secteur. Cette approche a rationalisé les structures de suivi et gouvernance et a grandement facilité la mise en évidence de complémentarités.

Les structures de gestion du projet étaient les suivantes : comité de pilotage projet (intégré en cours de mise en œuvre dans un comité de pilotage sectoriel), unité de gestion projet, point focal du ministère de l’environnement et comité technique.

Mise en œuvre du projet:

Le projet s’est déroulé sur 48 mois à partir de septembre 2013. Le projet a subi systématiquement des révisions budgétaires annuelles sans que des modifications de résultats ne soient envisagées. Toutefois, comme il est apparu rapidement un décalage entre les efforts prévus et réels à réaliser pour atteindre les résultats, de nombreux arbitrages ont été nécessaires en cours de mise en œuvre, ce qui s’est inévitablement traduit par des rééquilibrages budgétaires et l’abandon de certaines activités (et résultats).

Le projet a dû s’adapter à une réduction de l’enveloppe budgétaire ‘gestion de projet’ et à la fusion des comités de pilotage-projet en comité sectoriels, ce qui a provoqué une réduction de l’équipe soit par non-engagement de personnel prévu, soit par démission. Cette situation s’est traduite par des retards de planification (PTA) ou de mise en œuvre (activités retardées).

Malgré ces difficultés, le projet a maintenu le cap et il n’y a pas eu de blocages significatifs dans la mise en œuvre. Par contre, la mise en œuvre s’est progressivement ralentie dès 2015 avec la fin des acquisitions d’équipements et la mise en évidence des limites budgétaires pour réaliser les activités restantes - notamment concernant la composante 2 -. A partir de ce moment, l’élaboration des budgets ne s’est plus effectuée strictement sur la base des produits mais plutôt sur l’éligibilité des activités les plus prioritaires en fonction du budget disponible car de nombreux prérequis s’étaient révélés nécessaires de toute façon pour atteindre les résultats.

Des accords de partenariat ou synergies ont été établis avec différents intervenants tels (i) le PANA (cartographie des risques résultant dans le choix des zones du projet), (ii) le SAP régional (appui en matière d’acquisition des équipements – achats groupés – et élaboration de TdR ; on notera que ce partenariat a eu un coût substantiel [10% du budget du projet] qui n’avait pas été pris en compte en phase de démarrage du projet), (iii) le PUGEMU (complémentarités en matière de choix des sites d’installation/réhabilitation d’équipements…).

Le système de suivi-évaluation a été efficace pour adapter la mise en œuvre par le biais des PTAs. La revue des rapports montre que les indicateurs sont essentiellement liés aux activités et peu pertinents en termes de résultats.

Le budget du projet aura été utilisé en totalité et sans besoin de prolongation de celui-ci. L’analyse du budget par contre montre de très importantes variations entre produits : des choix difficiles ont été effectués pour réaliser au mieux les produits les plus prioritaires : certains produits ont été abandonnés, d’autres ont nécessité des transferts de fonds pour être réalisés en totalité ou en partie (sous-estimation des activités à réaliser) et d’autres enfin n’ont pas été réalisés malgré des transferts de fonds entre lignes budgétaires (prérequis trop importants pour atteindre le résultat).

Le budget de l’équipe projet a été amputé d’un tiers en cours de mise en œuvre alors que ce budget était déjà particulièrement faible (5%) dans le document de projet. Enfin, le projet a contribué à hauteur 10% de son budget au SAP régional alors que cette contribution n’apparaissait pas clairement dans le document de projet.

Le suivi-évaluation s’est opéré au moyen de divers instruments : rapport de démarrage du projet, sessions des comités technique et de pilotage, évaluations, audit, missions de terrain et analyse du PIR. La planification des activités se base sur un plan annuel décomposé en plans trimestriels et les rapports relatent clairement les progrès accomplis et difficultés rencontrées.

Le projet a souffert d’un manque de communication tant en interne avec les parties prenantes (météo, hydro, océano) qu’externes (pas de stratégie de communication).

La mise en œuvre par le partenaire DG-Eau et le PNUD est globalement satisfaisante : le leadership de la DG-Eau a été déterminant dans les différentes phases de mise en œuvre du projet, en particulier la mise en place de la cellule interinstitutionnelle et la production des bulletins d’alerte. La localisation du projet au sein de la DG-Eau n’a pas été préjudiciable aux autres partenaires et les difficiles arbitrages entre partenaires ont été effectués sur base du consensus. La contribution du PNUD a pris diverses formes, notamment des appuis techniques, un leadership thématique et la mobilisation en interne pour apporter les appuis nécessaires qui sortaient du cadre de l’équipe-projet (ex. appui certains TdR, lobbying et coordination interinstitutionnelle).

Résultats du projet:

Le projet a été formulé en 2 composantes contenant différents produits :

Composante 1 – Transfert de Technologie de Surveillance Climatique, Météorologique et Environnementale :

  • Produit 1.1 – équipements hydro : 10% des stations liminimétriques ont été installées vu que d’autres ont été remises à neuf ou installées par d’autres bailleurs (ex. IRD, PUGEMU) ; ces complémentarités ont permis de dégager certaines ressources pour d’autres activités indispensables mais non explicitement mentionnées dans le document de projet.
  • Produit 1.2 – équipements météo : 10 nouveaux sites équipés, 3 sites réhabilités et 14 pluviomètres avec télétransmission installés. Taux de réalisation globalement satisfaisant (mais pas à 100%)
  • Produit 1.3 – Océano : les matériels prioritaires sont acquis mais ont coûté plus chers que prévus ; certains matériels secondaires ont été abandonnés (embarcation, anémomètre).
  • Produit 1.4 – Formation et développement de modèles : cet objectif est très partiellement réalisé puisque un seul modèle de risque sur 5 (inondations) a été développé et que celui-ci est simplifié (ne tient pas en compte les précipitations) ; le modèle est manuel et non lié directement aux bases de données ; une sous-évaluation des besoins financés liées aux formations à l’étranger et l’absence d’alternative en sont les causes principales causes.

Composante 2 – Informations Hydrométéorologiques, Climatiques et Météorologiques Intégrées dans les Plans de Développement et les Systèmes d’Alerte Précoces:

  • Produit 2.1 - Renforcement des capacités de la DNM/ASECNA et DG-Eau à concevoir et utiliser des prévisions météorologiques : le MON a été formalisé mais connait certaines difficultés opérationnelles (mairies peu sensibilisées) ; si un modèle sectoriel d’évaluation des impacts économiques a été élaboré, il n’a pas été intégré dans l’analyse des sonnées. L’étude des besoins des acteurs privés en produit agro-climatiques a été réalisée (il s’agit typiquement d’un prérequis pour élaborer les produits) ; 6 cadres sont impliqués dans la préparation des bulletins d’alertes mais leur participation n’est pas institutionnalisée, ce qui pose problème en fin de projet.
  • Produit 2.2 – Développement de conseil agricole et avis sur les risques climatiques extrêmes : différentes activités ont été réalisées sous ce produit telles les formations des cadres au MON, des études sur l’état des lieux et évaluation de l’impact des changements climatiques au niveau économique, sur le potentiel économique des données acquises (en cours). Le dispositif d’alerte est opérationnel mais les observateurs et lecteurs en bout de chaine restent informels ce qui ne garantit pas la continuité et expose les équipements au vandalisme.
  • Produit 2.3 – développement d’une plateforme multi-agence : l’objectif est atteint puisque il y a une bonne cohésion entre acteurs impliqués dans le projet et des réunions et rencontres organisées entre partenaires, y compris au niveau international.
  • Produit 2.4 – portail SAP : résultat très mitigé : si les données sont bien intégrées dans le système mondial et les serveurs de données acquis, il n’y a ni portail libre d’accès ni de plateforme opérationnelle ou partenariat public-privé ou SAP-Communes réalisé.
  • Produit 2.5 – renforcement des capacités de l’ANPC, PNRRC et DG-Eau pour prendre en compte les données acquises dans les programmes de développement et systèmes de gestion des catastrophes : résultat très mitigé avec une seule mission lors d’une canicule et un comité de budgétisation des changements climatiques créé mais pas encore opérationnel.
  • Produit 2.6 – procédures et voies de communication pour diffuser les alertes : la mise ne œuvre du MON a été simulée et les forces et faiblesses du système mises en évidence mais il n’existe pas de n° vert ni PPP avec les réseaux GSM ou radios communautaires pour améliorer la diffusion. Cette situation est due essentiellement à des transferts budgétaires vers d’autres lignes du projet.
  • Produit 2.7 – renforcement des communautés via les ONG et OSC à mieux connaitre les signaux et messages d’alerte : plusieurs études restent en cours en fin de projet.

Les évolutions (ou absence d’évolution le cas échéant) depuis l’évaluation à mi-parcours ont été les suivantes : (i) le stockage des données est toujours fonctionnel mais celles-ci sont largement sous-utilisées suite à l’abandon du suivi de 4 des 5 risques considérés dans le projet et le modèle de suivi des inondations est simple et non automatisé, (ii) la bouée océanique de l’IRHOB a considérablement augmenté la fourniture de données mais le sous-financement chronique de l’institution et absence de plan stratégique est un risque quant à la sous-utilisation de ce type de matériel, (iii) exception faite de la météo, l’absence de plan à long terme assurant la maintenance des équipements et la formalisation des observateurs reste préoccupante malgré les efforts entrepris par la DG-Eau pour intégrer une ligne budgétaire dans les budgets, (iv) faute de budget, les formations ‘modélisation’ n’ont pas connu de progrès significatifs et (v) il n’y a pas d’évidence que les activités du SAP soient explicitement mentionnées dans les plans de travail annuels des institutions impliquées.

Le projet SAP est hautement pertinent puisqu’il est en ligne avec les priorités nationales et celles du PNUD/FEM : le Bénin a un programme de réduction des gaz à effet de serre et bénéficie du fond PMA pour sa mise en œuvre ; le projet est en ligne avec la stratégie nationale de développement, la stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté, le programme d’actions prioritaires et le plan de développement économique Alafia 2025. Enfin, toute une série de décision ministérielles et décrets prévoient la mise en place d’un SAP-Bénin, ce à quoi le projet a largement contribué.

Efficacité et efficience : la mise en œuvre du projet a été efficace avec les produits majeurs réalisés en composante 1 et la réalisation de toute une série d’activités pré-requises (et non couvertes par le projet) en composante 2, démontrant un certain enthousiasme des parties prenantes ; la contribution des résultats de la composante 1 à l’objectif projet est largement satisfaisante ; par contre, les résultats de la composante 2 sont mineurs et n’ont pas contribué significativement à l’atteinte de l’objectif du projet. Suite à la sous-estimation des besoins financiers, d’importants transferts financiers entre produits ont été effectués ce qui a permis de réaliser toute une série de produits aux détriments d’autres avec des économies dues à des synergies ou à l’abandon du produit pour cause de budget transféré. Par ailleurs, certains budgets ont été largement dépassés sans atteindre le résultat escompté du fait de nombreux prérequis nécessaires. On peut en conclure que l’équipe-projet a dû jongler avec les lignes budgétaires et établir des priorités pour optimiser au mieux des fonds largement insuffisants.

L’appropriation des résultats du projet est excellente avec l’intégration des activités dans les institutions-clef (DG-Eau, Météo et IRHOB) ; la formulation du projet n’y est pas étrangère avec la création de lien interinstitutionnel horizontal et vertical et un partage équitable des fonds entre partenaires.

Le projet est parfaitement intégré aux priorités des UNDAF qui ont couvert le projet, notamment avec les priorités en termes d’adaptation aux changements climatiques et d’appui à la prévention et gestion des risques et catastrophes. Le projet n’a pas eu d’effet environnemental négatif et il n’y a pas eu de différentiation genre étant donné que les actions au niveau des communautés ont été très limitées.

Durabilité : (i) le projet n’a pas eu d’effets sociaux et culturels directs sur les populations bénéficiaires ; par contre, les mairies ont positivement répondu aux alertes malgré leur manque d’implication dans le projet SAP (en cause une absence de stratégie de communication du projet), (ii) des risques techniques importants sont à considérer, à savoir l’absence de politique d’entretien et les coûts de fonctionnement peu pris en compte, (iii) les risques institutionnels restent importants, notamment l’absence de mécanisme ou décision en vue d’institutionnaliser la Cellule Interinstitutionnelle de Prévision et d’Alerte, (iv) les risques financiers sont importants puisqu’il n’y a pas d’évidence d’engagements clairs des institutions quant au maintien d’une cellule interinstitutionnelle opérationnelle et que les budgets restent limités pour l’entretien/maintenance ; enfin, le développement de produits agro-climatiques – sur base commerciale - reste toujours hypothétique. Les risques (v) sociopolitiques et (vi) environnementaux sont très faibles.

Impact : l’impact social du projet est indirect puisque les bulletins d’alerte profitent aux plus vulnérables (pêcheurs artisanaux, population aux constructions précaires et activités agricoles le long des cours d’eau) ; l’impact économique du projet est probable mais inconnu en l’absence de mécanismes de rétroactions et le peu de connaissance quant à l’impact des différents risques extrêmes; l’impact institutionnel est considérable avec un travail en commun des institutions et une appropriation par les structures de l’Etat des résultats du projet bien que le mode d’institutionnalisation d’un SAP-Bénin reste encore à déterminer ; l’impact environnemental direct est négligeable même si le projet a contribué à une meilleure connaissance des événements extrêmes grâce à l’acquisition de données additionnelles très importantes même si celles-ci restent sous-utilisées par manque de modèles globaux par risque.

Table de notation du projet

Notation de l’Evaluation :

1. Suivi et évaluation

Cote

2. Exécution IA& EA

Cote

Conception M&E au démarrage

S

Qualité de la mise en œuvre PNUD

HS

Plan de M&E & mise en œuvre

S

Qualité de la mise en œuvre – agence d’exécution

HS

Qualité globale du M&E

S

Qualité globale de mise en œuvre / exécution

HS

3. Evaluation des résultats

Cote

4. Durabilité

Cote

Pertinence

P

Ressources financières:

MU

Efficacité

S

Socio-politique:

L

Efficience

S

Cadre institutionnel et gouvernance:

MP

Note résultats globaux du projet

S

(MU comp.2)

Environnemental:

L

 

 

Probabilité globale de durabilité:

MU (sinon MP)

 

Notations pour les résultats, l’efficacité, l’efficience, le suivi et l’évaluation et les enquêtes :

Notations de durabilité :

 

Notations de la pertinence :

6 Très satisfaisant (HS) : pas de lacunes

5 Satisfaisant (S) : lacunes mineures

4 Modérément Satisfaisant (MS)

3 Modérément Insatisfaisant (MU) : des lacunes importantes

2 Insatisfaisant (U) : problèmes majeurs

1 Très insatisfaisant (HU) : de graves problèmes

4 Probables (L) : risques négligeables pour la durabilité

2 Pertinent (P)

3 Moyennement Probable (MP) : risques modérés

1 Pas pertinent (PP)

2 Moyennement Peu Probable (MU) : des risques importants

1 Improbable (U) : risques graves

 

Notations de l’impact :

3 Satisfaisant (S)

2 Minime (M)

1 Négligeable (N)

Notations supplémentaires le cas échéant :

Sans objet (S.O.)

Évaluation impossible (E.I.)

Notation si plus d’appui ne complémente le projet SAP


Recommendations
1

Assurer la fin du projet et la remise-reprise par le Gouvernement

2

Utiliser l’approche bottom-up dans le cadre du développement d’une phase 2 du  SAP .

1. Recommendation:

Assurer la fin du projet et la remise-reprise par le Gouvernement

Management Response: [Added: 2017/12/21]

Le PNUD, l’équipe-projet et le PUGEMU travaileront ensemble pour organiser une passation officielle des équipements et finaliser le processus de dévolution aux institutions de tutelle

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Engager les ressources humaines pour lier en temps réel le modèle simplifié ou serveur de données (Programmeur Université).
[Added: 2017/12/21]
Direction Nationale du Projet 2018/12 Completed Toutes activités clôture prévues du projet, et de transfert au gouvernement (remise-reprise par le Gouvernement) ont été réalisées depuis fin septembre 2017.
Suivre la dévolution des équipements aux institutions de tutelles
[Added: 2017/12/21]
PNUD & Direction Nationale du Projet 2017/12 Completed Toutes activités clôture prévues du projet, et de transfert au gouvernement (remise-reprise par le Gouvernement) ont été réalisées depuis fin septembre 2017
Réaliser deux ateliers de conclusion (institutions et bailleurs) : Présenter les résultats atteints/produits, exposer forces et faiblesses du système actuel (top down/bottom up). Atelier technique interinstitutionnel pour discuter sur la formalisation d’un SAP en intégrant les diverses initiatives (actuelles et futures) des bailleurs/Gouvernement
[Added: 2017/12/21]
Direction Nationale de Projet 2017/12 Completed Toutes activités clôture prévues du projet, et de transfert au gouvernement (remise-reprise par le Gouvernement) ont été réalisées depuis fin septembre 2017
2. Recommendation:

Utiliser l’approche bottom-up dans le cadre du développement d’une phase 2 du  SAP .

Management Response: [Added: 2017/12/21]

La phase 2  en cours d’élaboration et tiendra compte des éléments suivants : Principes SAP-Bénin, ancrage institutionnel durable, renforcement communautaire et diffusion locale

Key Actions:

Key Action Responsible DueDate Status Comments Documents
Améliorer la valorisationer des acquis du SAP 1 dans les produits/résultats du projet SAP 2 (comme les bulletins), : et prendre fortement en compte dans le SAP 2 la communication locale sur les résultats
[Added: 2017/12/21]
Direction Générale de l’Eau 2018/12 Completed La formulation en cours du SAP 2 s’est déjà appuyée sur les acquis du SAP 1
Assurer dans la phase 2 pour le système SAP un cadre institutionnel durable tout en étant focalisé sur le résultat de la satisfaction des besoins des bénéficiaires à la base
[Added: 2017/12/21]
Direction Générale de l’Eau 2018/12 Completed Un des résultats principaux du SAP 2 en cours de formulation est: un système formalisé, structuré et ancré légalement dans les institutions nationales.

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